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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:56
"Le vieux" de Chistian Bizieau

"Le vieux" de Chistian Bizieau

LE VIEUX

 

Elles sont trois sur le banc,

Trois vieilles dames alertes ;

Elles racontent les choses perdues dans le passé.

Et le vieil homme écoute.

 

Chuchotant les secrets enfouis,

Elles hochent parfois la tête ;

Bavardage ténu sur un souffle de vie.

Et le vieil homme soupire.

 

Des ragots aux recettes,

Elles épluchent le présent,

S'attachent aux petits riens.

Et le vieil homme s'endort.

 

Elles attendent le soir,

L'heure de chauffer la soupe,

Se diront au revoir.

Et le vieil homme repart.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:48
ALCHIMIE

ALCHIMIE

 

Prendre un peu de persil, une noix de muscade,
Faire bouillir un peu, juste ce qu'il faut,
Puis laisser reposer une bonne décade
De jours, bien sûr, pour gagner le gros lot.

 

Soulever le couvercle, réciter trois Avé,
Chanter la Madelon en sirotant un verre,
Laisser tranquillement la magie opérer,
De la marmite alors jaillira la lumière.

 

En un arc-en-ciel fou sur les ailes de vent,
Elle s'en ira fleurir de roses vos misères,
Donnera du soleil à tous les braves gens
Qui, un peu de bonheur, attendent et espèrent.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:23

L'atelier chez Viviane, animé par moi-même sur le thème : MÉTAMORPHOSE

Les sujets 2 et 3 sont aux choix.

ATELIER D'ÉCRITURE DU 27 NOVEMBRE 2013

Sujet 1 :

« Nourriture & Métamorphose ».

Astérix et la potion magique, Dingo et ses super cacahuètes, Alice et son gâteau, ou encore Adam et Ève et la pomme : et si le simple fait d'avaler quelque chose avait le pouvoir de nous transformer, en créature déchue ou en super héros ?

Racontez votre métamorphose provoquée par un aliment, nourriture ou boisson.

Sujet 2 :

« Croyance & Métamorphose ».

Selon une croyance médiévale, le basilic créa le scorpion. En effet, il suffisait de couper quelques feuilles de basilic, de les déposer sur le sol à même la terre et de renverser un pot dessus. Quelques jours plus tard, avec précaution, on soulevait le pot et à la place du basilic, on retrouvait un scorpion. Cette pratique était à une certaine époque très en vogue et le scorpion devenait l'animal favori des personnes aux penchants funestes qui briguaient un poste ou un changement .

Inventez une croyance pour créer ce que vous voulez susceptible de favoriser vos projets, les incantations nécessaires si besoin, racontez si ça correspond à vos attentes, si c'est la « cata », et tout ce que vous voulez. Tous les délires sont permis.

Sujet 3 :

« Alchimie »

Que vous inspire l'alchimie ? Peut-être détenez-vous la recette de la pierre philosophale, ou de l’élixir de longue vie... ? Racontez... en vers ou en prose... Comme vous voulez.

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Sujet 1 :

Nourriture et métamorphose

Les olives ont un drôle de goût aujourd'hui. C'est un apéro étrange chez cet ami d'un ami. Les invités bavardent à voix basse, comme un bruissement. Parfois, je perçois un léger souffle, une brise qui me fait tourner la tête. Je manque d'air.

Une main brune à la peau rêche comme une écorce me tend à nouveau l'assiette d'olives. Je n'ose refuser, j'en picore encore une. Je sens mon corps se raidir, il me semble que mon visage se fige. Je ne peux plus bouger, mes pieds sont soudés. Lentement, ils prennent racines. Mes jambes deviennent un tronc lisse et droit. Je regarde les autres. Il n'y a plus d'autres, il n'y a que des arbres. Le murmure de leurs feuilles est un langage. J'entends :

  • Rejoins-nous, nous avons besoin de toi...

Mes mains s'ornent de verdure, je sens sur ma tête mille branches aux cheveux verts.

L'air devient plus pur, je respire et je comprends. Notre mission est claire : transformer le gaz carbonique rejeté par la folie des hommes en oxygène vivifiant pour que faune et humanité continuent d'exister.

Sujet 3 :

Alchimie

Prendre un peu de persil, une noix de muscade,

Faire bouillir un peu, juste ce qu'il faut,

Puis laisser reposer une bonne décade

De jours, bien sûr, pour gagner le gros lot.

Soulever le couvercle, réciter trois Avé,

Chanter la Madelon en sirotant un verre,

Laisser tranquillement la magie opérer,

De la marmite alors jaillira la lumière.

En un arc-en-ciel fou sur les ailes de vent,

Elle s'en ira fleurir de roses vos misères,

Donnera du soleil à tous les braves gens

Qui, un peu de bonheur, attendent et espèrent.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:28

Les ateliers se succèdent et j'ai perdu le fil. Je laisse ici les sujets, pour mémoire.

  • ATELIER DU 10 JUILLET :

animé par moi-même chez moi.

Sujet : lecture de la nouvelle "PAUVRE PETIT GARÇON" de Dino Buzzati, en omettant la fin. Terminer la nouvelle.

  • ATELIER DU 31 JUILLET :

animé par moi, chez moi.
Sujet : Culture sans gaieté n'est que ruine de l'âme. Cette formule est un impératif... catégorique pour Des Papous dans la tête. Les Papous, c’est une forme radiophonique originale, une provocation ludique à l'imaginaire par le jeu des mots et du langage, un jeu pour le plaisir.
Écrire l'autre partie du dialogue téléphonique imaginé par Lucas Fournier.

  • ATELIER DU 3 SEPTEMBRE :
    spécial Colette
    de Nice à Brighton ...

  • ATELIER DU 18 SEPTEMBRE :
    animé par Joël
    Lecture de divers textes

  • ATELIER DU 2 OCTOBRE :

animé par Yza

Jeux de mots, vocabulaire, lecture de "LE BAISER" de Raymond Devos

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 22:24

Animé par moi-même :

Culture sans gaieté n'est que ruine de l'âme. Cette formule est un impératif... catégorique pour Des Papous dans la tête. Les Papous, c’est une forme radiophonique originale, une provocation ludique à l'imaginaire par le jeu des mots et du langage, un jeu pour le plaisir.

"J'aime jouer" disait Georges Perec. Autour de Françoise Treussard, le « club » des Papous réunit des gens qui ne font pas profession d'être des amuseurs. Peintres, écrivains, cinéastes, journalistes, comédiens, cantatrice aussi, et même agrégés de lettres ou de philosophie, ils ont en commun de prendre leurs distances avec l'esprit de sérieux, ont le courage du dérisoire, osent la légèreté.

Jouer c'est provoquer l'inattendu, une affaire de fêlés, et parfois la fêlure donne de sacrées surprises.


Lucas Fournier est un essayiste et romancier français né à Lamalou-les-bains.
Avec d'autres artistes et écrivains, comme Henri Cueco, Gérard Mordillat, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, ou encore Jean-Bernard Pouy, il participe depuis 1987 à l'émission de Françoise Treussard sur France-Culture Des Papous dans la tête, fondée par Bertrand Jérôme.

Françoise Treussard est une animatrice et productrice de radio française qui anime notamment depuis 1984 l'émission Des Papous dans la tête sur France Culture

Voici une partie d'un dialogue imaginé par Lucas Fournier. Écrivez l'autre partie.

  • Allô ?

  • Claude, ça va ça va ! Je t'assure que c'est vraiment pas le moment de me déranger ! Je ne suis pas seul.

  • Écoute Claude, si c'est pour ça que tu appelles, il y en a pas une, il y en a trois et ça fait quinze ans qu'elles sont là. Elles sont pas si énormes.

  • Mais bien sûr ! Non, y a juste un truc qui cloche, tu vois Claude, c'est que c'est bientôt Noël.. . À part ça, j'imagine qu'elle est en chocolat ?

  • Mais bien sûr, mais bien sûr, elle a fait près de vingt mille kilomètres exprès pour se faire envoyer sur les roses...

  • Ah ben là tu m'inquiètes... Attention, ce sont des japonnais et comme tous les japonnais, ils sont très délicats et très susceptibles ; il faut pas venir les embêter.

  • Et elle, je suppose que c'est la Statue de la Liberté, c'est ça ?

  • Qu'est-ce qu'ils viennent faire là avec leurs éléphants ?

  • Claude, dis-moi la vérité, tu as trouvé ça dans l'Ebay, c'est ça ? Tu sais bien que tu m'as déjà fait le coup avec le chameau...

  • À mon avis, c'est la Victoire de Samothrace, ou alors le Colosse de Rhodes, à voir... Bon, en tous cas, Claude, dépêche-toi, je peux pas rester au téléphone...

  • Ben, c'est ce qu'on appelle un exploit ! Les bras m'en tombent, comme dirait la Vénus de Milo

  • Gourogouro, c'est gourogouro

  • Comment ça c'était lubrique ?

  • Je ne leur jette pas la pierre. Tu aurais préféré Gabin ou Michel Simon ?

  • Oh oui oui ! Je me souviens très bien ! C'était même un dimanche ! Le jour ou Marielle Goitschel avait gagné la médaille d'or au slalom géant à Innsbruck.

  • Ah, je te comprends plus du tout ! Il est blanc ou il est noir ? Tu sais qu'y en a des noirs ?

  • Ben, ça va pas être possible. Tu sais bien qu'on part à La Trinité... remarque, c'est pas loin.

    Allô, allô ? Claude ? Mais qu'est-ce-qui se passe ?

  • Bon, écoute Claude, tu leur dis de ne pas bouger, toi non plus tu ne bouges pas, tout va bien,tout est normal, je contrôle la situation, j'arrive tout de suite, oui, c'est ça, j'arrive tout de suite, et puis, je t'aime, Claude, je t'aime.

Voici le dialogue intégral :

Allô ?

  • Allô papa, allô papa, papa, y a une statue dans le jardin

  • Claude, ça va ça va ! Je t'assure que c'est vraiment pas le moment de me déranger ! Je ne suis pas seul.

  • Mais papa, c'est incroyable, y a une énorme statue dans le jardin

  • Écoute Claude, si c'est pour ça que tu appelles, il y en a pas une, il y en a trois et ça fait quinze ans qu'elles sont là. Elles sont pas si énormes.

  • Non, non, papa. Ça c'est une nouvelle statue absolument énorme et on dirait, tu sais quoi ? On dirait une statue de l’île de Pâques.

  • Mais bien sûr! Non, y a juste un truc qui cloche, tu vois Claude, c'est que c'est bientôt Noël.. . À part ça, j'imagine qu'elle est en chocolat?

  • Mais non papa ! Je ne te parle pas de pâques, mais de l'île de Pâques ; Y a une tête énorme de statue de l'île de Pâques qui est tombée cette nuit dans notre jardin.

  • Mais bien sûr, mais bien sûr, elle a fait près de vingt mille kilomètres exprès pour se faire envoyer sur les roses...

  • Ah non, Papa, non, non, elle n'est pas plantée dans tes rosiers, elle est carrément tombée en plein milieu du bassin des poissons rouges.

  • Ah ben là tu m'inquiètes... Attention, ce sont des japonnais et comme tous les japonnais, ils sont très délicats et très susceptibles ; il faut pas venir les embêter.

  • Ah, te fais pas de sushi, papa, pour tes poissons japonnais. Vu la taille de la statue, en dessous, tu vas retrouver une vrais brandade de poissons rouges japonnais. Elle a tout écrabouillé ton jardin, papa, c'est Ground Zero.

  • Et elle, je suppose que c'est la Statue de la Liberté, c'est ça ?

  • Non, papa, je te répète que c'est une statue de l'île de Pâques. Une tête immense, de 10m de haut, plus grande que les alignements de Carnac.

  • Qu'est-ce qu'ils viennent faire là avec leurs éléphants ?

  • Pas de cornac, de Carnac, les alignements de Carnac, papa. Papa, je te jure que c'est pas une blague, papa, comment elle a pu arriver là, jusqu'à chez nous ?

  • Claude, dis-moi la vérité, tu as trouvé ça dans l'Ebay, c'est ça ? Tu sais bien que tu m'as déjà fait le coup avec le chameau...

  • Papa papa, je te jure que cette fois, je n'ai rien acheté sur Ebay ; et pour le chameau, on l'a reçu la semaine dernière, tu sais bien que si j'avais commandé des camel sur Ebay, c'est parce que je croyais que c'était des cigarettes. Oh, attends , attends, papa, on sonne, je vais ouvrir.

  • À mon avis, c'est la Victoire de Samothrace, ou alors le Colosse de Rhodes, à voir... Bon, en tous cas, Claude, dépêche-toi, je peux pas rester au téléphone...

  • Papa, papa, c'est un monsieur qui voudrait te parler. Je te le passe.

  • Allô ! Ici Maître Auguste Renoir, huissier de justice. La présence d'un édifice non conforme ayant été signalé dans votre jardin, nous nous sommes rendus dès aussitôt dans y-celui, et nous avons constaté que le dit-édifice ne faisait pas l'objet d'un permis de construire. Que de plus, nonobstant l'architecte des Monuments Historiques, n'ayant pas été avisé de l'érection de cet ouvrage dans une zone de protection dite par muralité à l'ancienne définie par la la directive Natura 2000 qui de surcroît, la taxe d'urbanisme afférente au dit-immeuble n'ayant pas été acquittée et que par ailleurs, à fortiori le formulaire G7 56 12, la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes relative à l'importation sur le territoire d'objets en provenance de pays extérieurs à l'espace Schengen, ou de pays non liés à la France par une convention bilatérale n'ayant été pas régulièrement pré-remplie, en foi de quoi, nous saisissons en l'espèce le tribunal d'instance de l'arrondissement de votre domicile légal et qui plus est, fiscal.

  • Papa, allô papa, l'huissier est reparti et m'a laissé un papier.

  • Ben, c'est ce qu'on appelle un exploit ! Les bras m'en tombent, comme dirait la Vénus de Milo

  • Papa, papa, j'ai peur, sur la statue, y a des trucs bizarres, des inscriptions, comme des graffitis ou des hiéroglyphes. C'est la langue de l'île de Pâques, je sais pas comment ça s'appelle ?

  • Gourogouro, c'est gourogouro

  • Papa, comment tu connais la langue de l'île de Pâques ? Le gourogouro ? Papa, qu'est-ce-qui va nous arriver ? Tu sais cette grande tête dans le jardin qui est venue de si loin, et qui nous regarde avec ses grands yeux, ça questionne, ça interpelle, c'est profond, c'est tellurique !

  • Comment ça c'était lubrique ?

  • Mais non papa, c'est tellurique !! Et puis tu sais quoi, papa ? Plus je regarde cette statue géante tombée du ciel, plus je lui trouve un air de famille... C'est bizarre comment elle te ressemble cette statue de pierre ! Oh mais papa, j'avais pas fait le rapprochement, mais c'est quand même bizarre que tes parents t'aient appelé Pierre !

  • Je ne leur jette pas la pierre. Tu aurais préféré Gabin ou Michel Simon?

  • Non papa, mais quand on s'appelle Detaille, on n'appelle pas son fils Pierre ! Au fait papa, tu es né quel jour ? Tu nous as toujours dit que c'était le jour de Pâques, c'est vrai papa ?

  • Oh oui oui ! Je me souviens très bien ! C'était même un dimanche ! Le jour ou Marielle Goitschel avait gagné la médaille d'or du slalom géant à Innsbruck.

  • Papa, c'est dingue ! Tu t'appelles Pierre Detaille, tu es le jour de Pâques, tu connais la langue de l'île de Pâques et y a une statue géante de l'île de Pâques dans ton jardin, c'est un signe !

  • Ah, je te comprends plus du tout ! Il est blanc ou il est noir ? Tu sais qu'y en a des noirs ?

  • Papa, papa, arrête, papa, c'est un signe, un signal ! Ça veut dire qu'ils t'ont choisi , toi, là-bas, dans l'île de Pâques ! Parce qu'ils savent que tu es l'un des leurs ! Papa, je crois que la statue est venue te chercher pour t'emmener à l'île de Pâques

  • Ben, ça va pas être possible. Tu sais bien qu'on part à La Trinité... remarque, c'est pas loin. Allô, allô ? Claude ? Mais qu'est-ce-qui se passe ?

  • Papa papa papa, y a un tremblement de terre ! Ah non, non, c'est la statue, enfin, une autre ! Y a une deuxième tête de l'île de Pâques qui vient de se planter juste devant la maison, juste à côté de l'autre. J'ai pas vu si elle était sortie de la terre ou si elle était tombée du ciel. Si tu la voyais ! C'est terrible, papa, c'est terrible ! Papa...Elle ressemble à... on dirait... maman ! La statue papa, maman, papa, maman, j'ai peur ! Papa, papa !!!

  • Bon, écoute Claude, tu leur dis de ne pas bouger, toi non plus tu ne bouges pas, tout va bien, tout est normal, je contrôle la situation, j'arrive tout de suite, oui, c'est ça, j'arrive tout de suite, et puis, je t'aime, Claude, je t'aime.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:57

ATELIER QUI S'EST DÉROULÉ CHEZ MOI, ANIMÉ PAR MOI.

ATELIER D'ÉCRITURE DU 19 JUIN 2013

Sujet : la photo ci-dessus est la couverture de votre roman. Rédigez la quatrième de couverture et le titre.

LA BOITE À DODO

Depuis une semaine, le petit garçon s'endort sans pleurer. Les parents en sont ravis. Cependant, l'enfant devient de plus en plus léthargique. La maman s'inquiète.

Un jour, en changeant les draps, elle trouve sous le matelas une étrange boite à dodo...

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C'est un peu bref, mais ce soir-là, l'atelier était un prétexte à se retrouver pour festoyer. Belle soirée du juin entre amis, table abondamment garnie, les jeux d'écriture se sont noyés dans le rosé bien frais !

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Voici le vrai titre, la vraie quatrième de couverture et le nom de l'auteur :

L'AFFAIRE JANE EYRE

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. À tel point qu'une brigade spéciale a du être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine...

AUTEUR : Jasper Fforde

Au croisement du roman policier et de l'uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire.

Le Monde des livres

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 21:53

ATELIER QUI S'EST DÉROULÉ CHEZ CHRISTIAN ET ANIMÉ PAR CHRISTIAN

  • Sujet 1 : Regardez une photo représentant les jambes d'un homme près d'un pot de peinture et sa main qui tient un pinceau dégoulinant de peinture rouge. L'homme est coincé dans un angle, dos au mur. Le sol, les murs sont peints en rouge. Ne reste que un quart de cercle autour de lui qui n'est pas peint. Faire un texte sur ce que cela vous inspire.

  • Sujet 2 : Écrire une prosopopée (procédé par lequel le narrateur ou l'écrivain donne la parole à des êtres inanimés)

SUJET 1 :

Il est cerné. De toutes parts, les choses l'encerclent, comme une marée montante. Le remord le cloue au mur de son inconséquence. Tout l'accable. Il a encore son arme à la main, sanguinolente.

Il avait pourtant tout prévu. Comment a-t-il pu se faire piéger ainsi ? Il avait commencé à ramper le long des plinthes, sans bruit... Puis il avait reculé doucement pour garder l'œil sur la porte, au cas où...

Il ne fallait pas qu'elle le surprenne. Il savourait à l'avance l'expression de stupeur qui s'étalerait sur son visage lorsqu'elle le découvrirait...

Et les choses avaient dérapé. Il s'était enfermé dans son délire, il avait laissé sa trace partout, du sol au plafond, une trace rouge sang dans laquelle il se noyait lamentablement...

SUJET 2 :

Elles se préparent à prendre le thé dans la cuisine. La tasse bleue et la tasse rouge attendent sur leurs jolies soucoupes.

  • Crois-tu que ce sera du thé à la vanille ? J'adore son parfum...

La théière fumante s'approche de la tasse, se penche et le thé coule dans la tasse bleue.

  • Oui ! C'est le vanille, mon préféré...

  • Moi je préfère le thé vert à la menthe, répondit la tasse rouge.

Les filles s'installent autour de la table.

  • C'est bizarre, dit Anaëlle, j'ai l'impression d'avoir entendu des mots à peine murmurés...

  • Moi aussi, renchérit Colette.

Elles tendent l'oreille, mais seul le silence leur parvient. Elles reprennent alors tranquillement leur conversation, au sujet de leur prochain voyage, quand la tasse bleue murmure :

  • Attention Anaëlle, c'est brûlant !

Absorbées dans leur bavardage, les filles ne l'entendent pas. Pourtant, Anaëlle approche prudemment ses lèvres de la tasse, comme si un sixième sens la guidait.

  • C'est chaud, s'exclama-t-elle.

  • C'est ce que je disais, répondit la tasse bleue...

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:22

Atelier d'écriture du 15 mai chez Inge. Animateur : Joël.

QUIÉTUDE À L'ATELIER

Thème : écrire un poème en respectant l'ordre et les rimes de celui-ci :

  • LE CŒUR VOLÉ

Mon triste cœur bave à la poupe,
Mon cœur est plein de caporal.
Ils lui lancent des jets de soupe.
Mon triste cœur bave à la poupe
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général.
Mon triste cœur bave à le poupe,
Mon cœur est plein de caporal.


Ithyphalliques et pioupiesques,
Leurs insultes l'ont dépravé.
À la vesprée, ils l'ont des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
O flots abracadabrantesques,
Prenez mon cœur, qu'il soit sauvé !
Ithyphalliques et pioupiesques,
Leurs insultes l'ont dépravé.

(Arthur Rimbaud)

Voici ma participation :

  • QUIÉTUDE D'UN SOIR

Un soir chez Inge, à l'atelier,
Champagne, gâteaux, quelle mise en bouche !
Un soir de pluie du moi de mai
Et le chat ronronne à mes pieds,
Un soir chez Inge, à l'atelier.
On entendrait voler des mouches
Dans la chaleur douce et feutrée,
Et le gâteau fond dans ma bouche.

Des vers, des rimes dans la tête,
Sur le cahier aux écritures.
C'est parfois des phrases trop bêtes
Qui se propagent dans ma tête,
Qui s'y installent et qui s'arrêtent.
Mais c'est de mon cœur le plus pur
Que je vous offre ces phrases bêtes,
Sur le cahier aux écritures.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 14:03

Consigne de l'atelier d'écriture Bon-Voyage : faire un texte en s'inspirant de l'écriture de

 

NATHALIE SARRAUTE (link)

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PHOTO-Mason-Kardashian-au-supermarche-il-trone-au-milieu-de

link

 

Ils y allaient tous les samedis après-midi. En famille. Lui poussait le caddy, l'enfant assis sur le siège, elle, épluchait sa liste de courses. La viande, on a oublié la viande ! Demi tour dans les rayons, cohue. Tu pouvais pas la lire comme il faut cette liste ! L'enfant grogne, pleurniche. Petit visage gris, chiffonné de fatigue. Donne-lui un biscuit, ça l'occupera. Bruissement du papier que l'on déchire, tiens mon chéri !

 

Le caddy déborde. Entassement de chips modèle familial, caissons de viande en vrac, conserves, gâteaux et chocolat, le tout assaisonné à huile de palme et conservateurs, mais on n'a pas les moyens d'acheter du bio, et puis, est-ce-que c'est vraiment du bio ?

Piétinement, hésitations... Et si on reprenait de la charcuterie ? Quinze tranches de mortadelle, deux gratuites, c'est une affaire !

 

Deux heures déjà qu'ils arpentent le supermarché de long en large, à croiser d'autres comme eux, sans les voir. Grande réunion hebdomadaire de la consommation ! Victuailles et boissons dignes d'un banquet, abondance, foule, tout ce qu'il faut pour faire la fête, mais... C'est pas possible tous ces gens ! On ne peut plus circuler ! Poussez-le votre caddy, vous voyez pas que vous bloquez tous le monde ! Regard haineux. Rictus sauvage. Violence contenue.

 

Enfin la caisse ! File d'attente, zut ! Encore une qui a pris un article sans étiquette ! Allô... Quatre euros... C'est bien la peine de nous faire attendre pour quatre euros !

Tapis roulant, marchandises en vrac, sacs, vous avez la carte fidélité ?

 

Et puis, la sortie vers le parking. Flot de chariots qui se répand sur le bitume, comme si le magasin, écœuré, vomissait son trop plein de caddies de pauvres.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 16:37

Cette fois, l'atelier se déroule chez Inge. Notre animatrice : Yza

 

13

 

 

 

 

THÈME 1 :

Compléter le partie manquante d'un texte, extrait de Plume, d' H'enri Michaux (1963), qui ne présente que sa partie gauche. À nous d'écrire la droite !

 

En italique et en gras, le texte à compléter...

 

Plume avait un peu mal au doigt. Il en parla à Madame.

-Il vaudrait mieux consulter un chirurgien, dit-elle.

Et Plume y alla.

-Un doigt à couper, dit le chirurgien, c' est ce que je fais de mieux. Deux heures

au plus. Comme vous êtes riche, vous n'avez pas de problème pour une prothèse. C'est une

petite opération. Je vous montrerai ensuite les doigts articulés multicolores, ceux avec ongles rétractables, ceux avec une peau veloutée, tout-à-fait

gracieux. Un peu chers sans doute. Mais il faut ce qu'il faut ! Nous

vous ferons ce qu'il y a de mieux.

Plume regarda mélancoliquement son doigt. Il hésitait.

-Docteur, c'est l'index, vous savez, un doigt important. J'y tiens beaucoup. Je

me sers toujours de l'index pour écrire. Me voilà bien embêté. Je vais réfléchir, je

reviendrai dans quelques jours. C'est une décision que je ne peux prendre à la légère. Madame va protester.

- Qu'à cela ne tienne, lui dit le chirurgien, soyez ferme !

Quelques mots bien sentis de votre part la réduiront au silence.

(...)

- Tu aurais quand même pu me demander, dit madame en apprenant la décision de Plume.

Ne va pas t'imaginer qu'un doigt perdu se remplace comme ça.

Un homme avec des moignons, je n'aime pas. Moi je veux un homme entier. Ne

compte plus sur moi. Les infirmes, c'est méchants, ça devient problématique, toujours à rouspéter. Je ne veux pas vivre

avec un sadique. Tu t'es figuré sans doute que j'allais être ton infirmière ! Tu

t'es trompé, tu aurais mieux fait d'y réfléchir. Je ne veux pas de ça !

- Écoute, dit Plume, ne te tracasse pas pour moi. Je me débrouillerai sans mon doigt, et surtout, SANS TOI !

 

....

 

 

THÈME 2 : LOGOGRIPHE

Un logogriphe est une énigme où l'on donne à deviner un mot à partir d'autres, composés des mêmes lettres. un logogriphe est présenté comme un animal possédant des pieds, une tête, un cœur et une queue :

  • Les pieds sont les lettres qui composent le mot à trouver.
  • La tête est la première lettre de ce mot.
  • Le cœur est la lettre centrale.
  • La queue est la dernière lettre.

EXEMPLES

 

Sur mes quatre pieds

Je suis d'un animal, le petit

Si vous me décapipez

Aussitôt, je me liquéfie.

 

Solution : VEAU car 4 pieds = 4 lettres, c'est le petit de la vache, si on le décatipe en enlevant la 1ère lettre, il reste le mot "eau", qui se liquéfie, bien sûr !

 

VOICI QUELQUES AUTRES EXEMPLES, À VOUS DE JOUER.

La solution se trouve en bas de page.

 

N°1

Sur mes cinq pieds je prétends faire le bien.

Ôtez m'en deux et je rampe.

Gardez m'en quatre, je suis couleur d'espérance.

Gardez n'en deux, je fais silence.

 

N°2

En quatre pieds, je suis un songe, en somme

Je deviens sans ma tête la mère de tous les hommes.

 

N°3

Un oiseau de basse-cour

S'étant laissé faire la cour

Vit son cœur fuir, mademoiselle

Qu'arriva-t-il mon dous Jésus?

Son corps dès lors ne forma plus

Qu'un séjour de glace éternelle.

 

N°4

Je suis aux champs avec ma tête

Dans la basse-cour sans ma tête

Si l'on me mange avec ma tête

On me mange aussi sans ma tête

Je suis très gros avec ma tête

Je suis fort petit sans ma tête

Couvert de poils avec ma tête

Je suis lisse et uni sans ma tête

Roux, gris, blanc, noir avec ma tête

Et toujours très blanc sans ma tête.

 

Et, la consigne étant d'en inventer un ou deux, nous-même, voici les miens :

 

N°5

Je suis ronde avec ma tête

Je suis unique sans ma tête

Je brille avec ma tête

Je compte sans ma tête.

 

N°6

Mes quatre pieds font les tempêtes

Je perds la tête en pur esprit

Quand ma tête et un de mes pieds s'inversent

C'est  virilité que je suis.

 

Vous avez trouvé ? Voici les solutions :

 

1:vertu - 2:rêve - 3:poule - 4:bœuf - 5:lune - 6:lame

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