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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 12:55
Maurice de VLAMINCK (1876 - 1958) Paysage d'automne, ciel d'orage

Maurice de VLAMINCK (1876 - 1958) Paysage d'automne, ciel d'orage

Issu d'un atelier :

AUTOMNE

Une bourrasque, quelques feuilles dorées...

Sur la terrasse, la table abandonnée

se fait une nappe aux teintes mordorées ;

la fête, absente, est oubliée.

Le jour s'enfuit dans la lumière lasse,

la nostalgie épouse le temps qui passe.

Quelques frimas, parfois, cherchent la pluie

quand leur clarté sombre dans la nuit.

C'est le moment choisi par les vieux souvenirs.

Cet espace ténu balance entre deux mondes

dans l'automne éthéré qui veut garder la vie,

qui marche vers la mort, poursuivi par mon ombre.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 08:57
Les Très Riches Heures du duc de Berry

Les Très Riches Heures du duc de Berry

Mois par mois, l'année s'écoule. Les paysages changeants accompagnent les saisons que rythment fêtes et traditions. Une poésie par mois pour célébrer le mois, mois après mois. Parfois, ma foi, je parlerai de moi, puis de mois, de mes émois, émoi, et moi, et mois...

Bon, cessons là bavardage et jeu de moi(s), voici les Calendaires au fil des mois.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:46
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Décembre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Décembre

 

DÉCEMBRE

 

 

Décembre ténébreux qui plonge vers l'abysse,

Qui filtre la lumière sous des nuages gris,

Tes journées s'amenuisent vers cet obscur solstice

Frémissant aux étoiles de la plus longue nuit.

 

Décembre lumineux au soleil des guirlandes

Dans les rues décorées, étincelant Avent ;

Et les yeux des enfants, innocentes offrandes,

Brillent dans l'impatience du grand événement.

 

Noël et réveillons, promesses de délices,

Envahissent le mois de leur souffle festif ;

Les vitrines débordent, papiers et bolducs bruissent,

Imprègnent l'atmosphère de ce mois lucratif.

 

Noël et réveillons gonflent de solitude

Le cœur des oubliés, de ceux qui n'ont plus rien ;

Dans la rue, la misère se fait encore plus rude

Quand on dort dans le froid, blotti contre son chien.

 

Une fête païenne est devenue chrétienne,

Une fête chrétienne vire au commercial ;

La profondeur des choses perdue dans les antiennes

S'est échappée d'un monde de plus en plus brutal.

 

Décembre ambivalent, de noir et de lumière,

En ces jours de l'Avent, de fêtes en devenir,

Puissent les ennemis se transformer en frères

Et donner à la Terre son plus bel avenir.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 07:21
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Novembre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Novembre

 

Mélancolie...

 

 

NOVEMBRE

 

Jours sombres, cimetières, souvenirs, chrysanthèmes,

Paradis ou Enfer enveloppent les morts ;

En ce novembre gris, où sont ceux que l'on aime,

Ceux qui nous ont quitté nous laissant sur le bord ?

 

Novembre nostalgie ou commémoration,

Novembre où la nuit commence après midi,

Où le soleil s'enfuit réchauffer les nations

À l'autre main du monde, exotiques pays.

 

Novembre dans les villes où l'on presse le pas,

Le manteau boutonné, le col bien relevé ;

Quand le vent de l'automne apporte les frimas

De l'hiver à venir... On avance nez baissé.

 

Novembre gouleyant de Beaujolais nouveau,

Quand le vin est tiré, paraît qu'il faut le boire...

On trinque accoudé au zinc d'un vieux bistrot ;

Communion vinicole, citadine et rurale.

 

Novembre aux balades ornées de feuilles rousses

Exhale des bois morts les vieux relents d'humus,

Pourriture fertile étalée sous la mousse,

Au pied des vieilles pierres d'un antique tumulus.

 

Novembre de douceur dans le froid crépuscule ;

Le rideau est tiré sur le foyer douillet

Et la chaude clarté de la lampe qui brûle

Diffuse dans les âmes sereine félicité.

 

Jours sombres, cimetières, souvenirs, chrysanthèmes,

Novembre... Bien plus que ça à qui sait apprécier

Beautés mélancoliques, étincelants diadèmes

Ceints au front obscurci de nos divinités.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 07:29
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Octobre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Octobre

Flamboiements...

 

OCTOBRE

 

Un tourbillon de vent balaie les feuilles mortes,

Gémit entre les branches à moitié dévêtues,

Un soleil froid sature de transparence crue

Les couleurs de l'automne étalées à nos portes.

 

Octobre flamboyant sous un azur limpide,

Octobre odorant d'humus, de champignons,

De châtaignes grillées, de raisin, de marrons,

À la morte-saison, remplit les greniers vides.

 

Octobre tu résonnes comme une révolution

Dans l'histoire des peuples, dans l'histoire du monde,

Dans la mutinerie lancée entre deux ondes

À bord d'un sous-marin caché au plus profond.

 

Octobre merveilleux, aux rites millénaires,

Les citrouilles se réveillent et grimacent d'effroi,

Les elfes et les runes se faufilent dans les bois,

Sorcières et sorciers hantent l'imaginaire.

 

La nuit mange le jour, et l'heure du crépuscule

Grignote l'après-midi irrémédiablement,

Emportée au galop dans le noir firmament

Par le cheval ailé, Pégase, noctambule.

 

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:37
 Les Très Riches Heures du duc de Berry - Septembre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Septembre

 

Retour aux normes...

 

 

SEPTEMBRE

 

L'été montre son dos, s'en va à petits pas

Sur les herbes jaunies, dans le ressac des vagues ;

Il reste un peu de lui dans mon cœur qui divague,

Il reste un peu de lui, en route vers son trépas.

 

Nostalgie de ce temps ou les normes rompues

Donnaient une illusion de vie sauvage et libre,

Ou l'horloge s'arrêtait aux minutes qui vibrent ;

La magie des vacances est hélas corrompue !

 

Car voici maintenant les écoliers si sages,

Cartables à bout de bras et souliers bien cirés,

Qui partent pour l'école --  c'est déjà la rentrée...

Quelques soupirs s'échappent derrière leur passage.

 

Septembre, été indien, paré de roux et d'or,

De figues, de raisins, bucoliques vendanges ;

Lorsque le vin nouveau a la douceur d'un ange

On oublie les vacances devant ce fin trésor !

 

Et puis, main dans la main, on repart vers l'automne

En écoutant crisser les feuilles sous nos pas,

Sur l'horizon de feu, un grand soleil flamboie ;

Septembre chaleureux, tu n'es pas monotone.

 

Ta beauté se dévoile au fil des jours qui passent

Comme un vol migrateur vers les contrées d'hiver,

Tes paysages défilent sous un azur si clair

Que la lumière enfle pour occuper l'espace.

 

Ambiance translucide ou pluvieuses journées,

La fraîcheur du matin revigore les âmes,

Accompagne le temps vers un nouveau sésame

Au beau nom d'équinoxe... L'été s'en est allé...

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:09
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Août

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Août

Quand vient la nostalgie...

AOÛT

 

C'est un mois insolite, un pont entre deux rives,

Il déploie des journées dorées de bel été,

Des journées de vacances, de sable, de galets,

Des brumes de chaleur, de douces soirées festives.

 

Il laisse miroiter un farniente éternel,

Des voyages sans fin, des paysages qui défilent,

Laisse pour les touristes nos belles et grandes villes,

Laisse le quotidien se teinter d'irréel.

 

Mais la lumière blanche bientôt se cristallise

En transparence fraîche sous le bleu éclatant

Qui, insidieusement vire, tourne, menaçant,

Et passé le 15 août, tout part à la dérive !

 

L'orage pulvérise les vestiges de l'été,

La nuit grignote les heures, mange le crépuscule,

La fête se termine, les choses se bousculent...

Le fait est avéré : c'est bientôt la rentrée !

 

Quelques feuilles jaunissent sous les frondaisons vertes,

Quelques grappes rougissent dans vignes et coteaux,

Dans les rayons surgissent cartables et stylos,

Dans l'âme s'insinue le cafard de la perte.

 

La perte des ces jours où tout semblait possible,

Où l'on aimait à croire que c'était pour toujours...

Mais le temps des vacances nous joue de drôles de tours ;

Il a volé l'été et s'enfuit, l'insensible !

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 08:25
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Chaudes Heures des vacances...

JUILLET

 

 

Et voilà que la vie ralentit doucement ;

Et voilà que l'air blanc, trembloté de chaleur,

S'endort sur une plage, exhale les sueurs

Des corps abandonnés sous le soleil géant.

 

Et voilà que le temps se déclare en vacances,

Les pieds en éventail à l'ombre d'un figuier,

Et voilà que les yeux se plissent dans les rais

De lumière implacable, aux poussières qui dansent.

 

Juillet aux heures chaudes, aux couleurs de blé mûr,

Aux silences immobiles cernés de canicule

Où l'âme prend le large vers tous les crépuscules

Des nuits du bel été, Voie Lactée pour voilure.

 

Juillet des escapades et des fraîches rivières,

Des plaines, des forêts, des montagnes bleutées,

Touristique farniente pour le temps des congés,

Juillet tourbillonnant, papillon éphémère.

 

Juillet patriotique en drapeau tricolore,

En fanfare rutilante sur les Champs Élysées ;

La grande Histoire de France et le bal des pompiers

Fêtent la république, le peuple commémore.

 

C'est un temps différent, le temps de l'indolence

À l'apéro du soir aux terrasses ombragées.

C'est la Coupe du Monde qui vibre dans les télés,

C'est une effervescence baignant dans l'insouciance.

 

C'est le badaud parti sur les routes de France

Pour regarder passer les cyclistes du Tour ;

Chevaliers d'aujourd'hui, héros dont la bravoure

S'entache de dopage. Le scandale est immense !

 

Juillet voluptueux dans la clarté des jours,

Dans les notes des nuits, les festins et les danses,

Dans la pénombre douce des vieilles pierres de France,

Dans les brûlants émois de l'été, de l'amour.

 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 05:52
Les Très Riches Heures du duc de Berry - juin

Les Très Riches Heures du duc de Berry - juin

Juin amène l'été...

JUIN

 

Joli mois d'espérance, il annonce l'été,

Libère les écoliers, jette les cahiers au feu,

Scande d'une voix aiguë : « la maîtresse au milieu »,

Transforme les lycéens en glorieux bacheliers.

 

Ses journées chaudes enflent, s'étirent dans le temps,

Apportent dans la ville les parfums de la plage,

Colorent les vallées, décorent les alpages

De leurs fleurs bigarrées aux pétales éclatants.

 

Juin aux longues soirées, crépuscule doré !

Aux flâneries sereines, aux rives de quiétude,

Les épaules se dévoilent, les jambes se dénudent,

Dansent en liberté sous les voiles légers.

 

La nuit de la saint Jean, la plus courte de l'an,

Fête dans les brasiers la venue du solstice,

Rituel ancestral, flambée libératrice.

Le Soleil triomphant s'attarde dans le couchant.

 

Dans les vallons obscurs, lucioles lumineuses,

Énigmes féeriques, éphémères farfadets,

Poinçonnent les nuits de juin de leur vol étoilé

En guirlandes mouvantes, étincelles silencieuses.

 

Étincelles silencieuses auxquelles fait écho

Pour célébrer l'été, la fête de la musique.

Dans la ville résonnent des trilles polyphoniques,

La tradition demeure et garde le tempo.

 

Juin aux chaudes couleurs, promesse d'indolence,

Promesse de repos et rêve d'un ailleurs

Où grisaille, soucis et autres durs labeurs

Se perdent, oubliés, pour le temps des vacances.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:00

MAI

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Mai

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Mai

 

 

Le joli mois de mai...

 

MAI

 

 

Aux jours longs du long mois, le joli mois de mai

Perpétue traditions. Les fêtes et chansons

Qu'il lance, bondissantes, de jours fériés en ponts

Débutent dans la rue par un brin de muguet.

 

Au 1er mai chômé, fête des travailleurs,

Banderoles, slogans envahissent la ville.

Le peuple au drapeau rouge d'un pas uni défile,

Et le lys des vallées embaume, porte-bonheur !

 

Victoire des Alliés ensuite est célébrée.

Les commémorations, le devoir de mémoire

Pour honorer les morts de cette époque noire

Occasionnent à nouveau un autre jour férié.

 

Mai déroule le temps, c'est le mois de Marie,

Le mois des communions, enfant en aube blanche.

Mois des esprits malins qui prennent leur revanche ;

Le mariage est banni, le couple est sans petit.

 

Alors on plante l'arbre, le bel arbre de mai,

Coutume qui se perd, loin, sous l'Ancien Régime...

Exubérance folle que l'Église réprime !

L'arbre de mai s'érige pour la fécondité.

 

Au vieux Comté de Nice, les filles et garçons

Partent virer le mai au jardin de Cimiez.

Fifres et tambours, farandoles endiablées,

Socca et pan bagnat, folklore et cougourdons.

 

Au joli mois de mai, au bon temps des cerises

Souffle sur la cité un vent de liberté.

Puisque c'est ainsi, en mai, fais ce qu'il te plaît,

Saute de ponts en ponts pour oublier la crise !

 

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