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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:20

Sujet d'atelier d'écriture :

Si le Soleil a rendez-vous avec la Lune ♪♬… ce soir, Jupiter a rendez-vous avec la Vierge. Comment cela va-t-il se passer ? Inventez une aventure de plus à rajouter à la mythologie, en prose, en vers, ou en chanson.

MÉPRISE

Quand Jupiter reçoit la requête de la Vierge,

Il en reste ébahi à l’orée de la nuit ;

L’effrontée lui demande de venir sur la berge

De l’horizon sud-ouest, ce soir, avant minuit.

 

Nul besoin de muer en Taureau ou en Cygne,

Pense le dieu des dieux encore tout étonné,

Le monde a bien changé ; aujourd’hui ce sont filles

Qui viennent me chercher pour avoir mes baisers !

 

Et Jupiter s’en va vers la jolie coquine,

Sa Tache rouge en émoi et ses lunes en bouquet ;

Me voici, belle enfant, tout mon amour chemine

Depuis l’aube des mondes pour se mettre à vos pieds.

 

Vous êtes bien galant, votr’ courtoisie m’honore,

Mais vous n’êtes pas du tout l’homme que j’attendais !

Il est jeune, il est beau, pour tout dire, je l’adore,

Vous n’êtes pas Jupiter, retournez d’où vous v’nez !

 

Qui est cet impudent qui usurpe mon nom ?

Tonne le dieu des dieux au sidéral courroux.

C’est le roi des Français, il s’appelle Macron,

Murmure lune Europe en tombant à genoux.

 

Où est ce freluquet, cet éphémère humain ?

Je pourrais sans effort me glisser sous ses traits

Et séduire la Vierge, mais... Brigitte veille au grain !

La Vierge restera vierge au soir du bel été !

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:50

Suite du texte précédant LE RÔLE DE MA VIE et du sujet d'atelier suivant :

En lien avec le sujet de la dernière fois...
Le festival de Cannes est fini... Vous repartez avec un prix... ou pas... Vous êtes contente ou soulagée...
Par contre, vous ramenez dans vos bagages un "indésirable" (fan envahissant, amant éconduit et inconsolable, migrant égaré, etc... au choix)
Que se passe-t-il ? Comment gérez-vous la chose ?

 

***

Picasso - Buste de femme

Picasso - Buste de femme

Le Festival de Cannes se termine. J’ai adoré être une star sur le tapis rouge, grand moment de reconnaissance, aboutissement de toute une vie d’effort et puis, cette belle émotion… Étienne, surgi du passé. Je suis contente pour lui. Le film que je représentais est tiré d’un de ses romans ; il a obtenu le Prix du scénario, mais son actrice, c’est-à-dire moi, que dalle. Comment rivaliser avec la Kruger, aussi ? Elle est flamboyante !

 

Aujourd’hui fini le Festival ; c’est le départ. Étienne est déjà retourné à ses bouquins depuis longtemps. Il a une famille, des chiens et des chats, le tout dans une maison quelque part vers Vence. Si j’ai rêvé un instant, très vite, j’ai bien compris que je ne fais plus partie de son monde, qu’il s’est juste servi de notre histoire et de ma vie pour écrire son best-seller. Ça me laisse un goût un peu… d’inachevé, quelque chose comme un regret peut-être… Je ne sais pas trop. C’est juste là, sous la surface, un truc qui serre un peu du côté du cœur.

 

Le taxi arrive. Je n’ai pas le temps de m’y installer que l’on m’interpelle. Une femme de mon âge, l’air gêné, me demande :

Puis-je profiter de votre taxi ? Je dois me rendre à Nice, je n’ai pas beaucoup d’argent…

Dans ses yeux, comme une supplique… je fais la généreuse, c’est si facile...

Montez madame.

 

Elle attend que nous soyons sur l’autoroute pour me dire :

Tu ne me reconnais pas ?

Je la regarde, intriguée.

Chantal. Cavalaire 77. J’étais en vacances avec mon fiancé, Étienne, quand tu as débarqué sur la plage en bikini et tu es repartie en emportant Étienne. Tout ça pour quoi ? Pour le laisser tomber deux ans plus tard. Et moi pendant ce temps, j’ai failli crever de chagrin, j’ai tout loupé et aujourd’hui, je suis grave dans la merde et c’est de ta faute alors, tu dois m’aider. Je m’installe chez toi.

 

Allons bon, voilà autre chose ! J’ai bien fait de venir à Cannes, moi ! Tout mon passé qui me saute dessus sans prévenir. Elle m’a bien eue la Chantal avec ses airs de pauvresse.

Écoute Chantal, c’est de l’histoire ancienne ça ! Et puis, c’était un coup de foudre mutuel entre Étienne et moi. Comment veux-tu résister à ça, à vingt ans ? Quant à ta vie, si tu l’as loupée, ce n’est pas de ma faute, tout de même !

Si, c’est de ta faute ! De toute façon, j’ai plus un rond, plus d’amis, pas d’amour, alors, je m’incruste.

Comment ça tu t’incrustes ? Que veux-tu exactement ? Je peux de donner un peu d’argent pour te dépanner si tu veux...

Je ne veux pas de ton pognon, je veux la vie que tu mènes, je veux vivre chez toi, aller dans les dîners parisiens, fréquenter les gens du cinéma, je veux que tu me présentes aux metteurs en scène, je veux devenir actrice. Je veux ta vie.

 

Je la détaille pendant qu’elle parle et je me rends compte qu’elle frise la folie. Son regard est traversé de lueurs inquiétantes, sa bouche se tord parfois dans un grimace haineuse, elle serre les poings. Je crois que ce qu’elle veut surtout, c’est me détruire. Elle s’énerve d’un coup :

Ah, ah ! Tu m’observes… Tu es en train de chercher comment te débarrasser de moi hein ? N’essaie même pas. J’y suis, j’y reste. Je sais où tu habites, madame l’actrice, c’est écrit dans les magazines people. Alors si tu veux m’embrouiller en me racontant que c’est trop petit, trop loin, trop je ne sais quoi, ça ne prendra pas !

Je serai toujours là à te surveiller si tu me refuses ta maison, et je ferai de ta vie un enfer.

 

Sa tirade finit dans l’aigu. Elle me ferait presque peur cette idiote. Je vais la jouer « cinéma » :

Mauvaise réplique, tu joues mal, tes menaces sont de piteux clichés. Je ferai de ta vie un enfer ! Quelle phrase à la con ! Tu te rends compte de ton imbécile grandiloquence ? Tu es ridicule. Ce n’est pas comme ça que tu deviendras actrice.

 

Oups ! Ça n’a pas eu l’effet escompté. Elle me fixe, furibarde. J’ai l’impression qu’elle a envie de me tuer. Comment désamorcer l’affaire ? Je prends ma voix la plus neutre :

Tu comprends, ce genre de choses, on l’a entendu mille fois, ce sont des répliques de mauvais films, des clichés, comme on dit. Si tu veux devenir actrice, il vaut mieux éviter les clichés… à part ceux des photographes, bien sûr, rajoute-je avec un clin d’œil que se veut amical et plein d’humour.

Elle se détend un peu, me dit :

Je suis heureuse de voir que tu as compris que tu n’as pas le choix. Désormais, tu me donneras tous tes rôles. Sinon, je raconte à Gala ce que tu faisais sur la plage de Cavalaire en 77, comment tu as détruit mon couple.

La violence à nouveau sur ses traits. La rage enfle.

Ça, ça n’y était pas dans le film. Il ne s’en est pas vanté Étienne, ce salaud ! Son tour viendra aussi, je lui ferai payer, rajoute-t-elle la voix rauque comme un feulement.

 

Mon Dieu ! Elle a ruminé toutes ces années jusqu’à en devenir obsessionnelle. Elle est folle, c’est sûr, et dangereuse, je crois. Elle peut basculer et passer à l’acte n’importe quand. Vaut mieux que j’entre dans son délire :

Je vais à l’aéroport, je prends l’avion pour Paris. Je suppose que tu n’as pas de billet ?

Non, mais tu vas m’en offrir un, bien sûr !

Bien sûr… Je vais le réserver tout de suite sinon on risque de rater le vol.

 

Mon smartphone, mes contacts, mon vieux médecin de famille :

 

De moi au docteur, à Nice :

Suis dans un taxi avec une folle.Danger.

Envoyer ambulance avec psy à l’aéroport.

Arrivons dans 10 minutes. HELP !

 

C’est bien long cette commande, se méfie Chantal, qu’est-ce que tu racontes ?

C’est leur truc compliqué : ils veulent tout savoir. Rappelle-moi ton nom et date de naissance.

 

De moi au docteur, à Nice :

Chantal Latchan, née le 31 mai 1957

 

Oh, mais c’est ton anniv aujourd’hui ! Bon anniversaire Chantal ! Soixante ans, ça se fête ! Tiens, je t’offre cette bague, dis-je en retirant l’anneau d’argent qui orne mon annulaire. C’est une bague qui vient de Hongrie. Ah, mon téléphone vibre, c’est sans doute la confirmation pour ton billet d’avion..

 

Du docteur à moi :

Suis à l’aéroport avec ambulance devant arrêt taxi.

 

Toute à la contemplation du bijou, elle n’a remarqué mon soupir de soulagement. Le taxi bifurque, se gare devant le terminal.

A peine sommes-nous descendues de l’auto que mon gentil médecin est devant moi. A partir de là, tout va très vite : Chantal comprend ce qui se passe, tire de son sac un canif, attaque le bon docteur, est maîtrisée illico par deux ambulanciers costauds, embarquée, attachée, calmée par une injection qui la plonge dans le sommeil.

 

Je suis secouée. Le médecin est indemne, Dieu merci ! Je culpabilise un peu… C’est à cause de moi qu’elle est gaga ? Je raconte en deux mots toute l’histoire.

Tu n’y es pour rien, me rassure mon vieux docteur, je te tiendrai au courant de son état, file et prends soin de toi.

 

Prendre soin de moi… C’est ce que je décide de faire aussitôt. Cela m’apparaît comme un évidence. J’arrête le cinéma, je prends ma retraite, je vends tout et je reviens m’installer à Nice dans une maison avec des chiens et des chats. Je vais me lancer dans l’écriture, loin des paillettes et surtout, dans l’anonymat.

Pour vivre heureux, vivons cachés, sera ma devise.

Pour commencer, je vais m’inscrire à cet atelier d’écriture trouvé sur le net : l’Atelier des Mots et Merveilles, je crois… Et je raconterai mon histoire parce que ma vie, c’est du cinéma !

***

L'atelier des Mots et Merveilles, c'est ici :

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 01:42

Ouverture du FESTIVAL DE CANNES le 17 mai !

 

Aujourd'hui, c'est moi la star...

Annabel au festival de Cannes - Buffet 1960

Annabel au festival de Cannes - Buffet 1960

Enfin j’y suis ! Le tapis rouge est déroulé à mes pieds jusqu’au perron du Palais des Festivals. Je m’avance, tête haute, souriant aux photographes. C’est la première fois que je viens à Cannes. Dès mon arrivée, le luxe, la richesse m’ont assaillie. Vie dorée, vie de rêve, vie factice, l’impression de jouer un rôle. Parenthèse étrange dans laquelle je me perds un peu. De partout, des affiches de films, des stands. La ville toute entière se donne au cinéma. La Croisette disparaît sous les barnums, les starlettes se dénudent sur la plage. Ça vibre, ça grouille, ça fourmille de paillettes, d’exubérance, de démesure pendant que, discrètement, dans le secret des palaces on s’accorde sur les gros contrats.

 

J’ai tellement attendu ce moment ! Ce film, c’est la chance de ma vie ! Dès que j’ai lu le scénario, j’ai su que le rôle était fait pour moi, qu’il allait me porter vers la gloire. A mon âge, il était temps ! Toute une vie à courir le cachet, les auditions, toute une vie de second rôle voire de figurante et enfin, cette proposition inespérée !

Un premier rôle dans un film intimiste, l’histoire d’une actrice vieillissante qui a passé sa jeunesse à se battre pour réussir, qui y parvient enfin. A croire que le scénariste s’est inspiré de ma propre existence pour créer son personnage ! J’ai l’impression de rejouer la scène de début ; le film commence au moment où, comme moi aujourd’hui, elle marche sur le tapis rouge. Puis, un flash-back raconte son histoire, comment elle a gagné la gloire et comment, pour cela, elle a sacrifié ses rêves, ses amis de jeunesse, son grand amour. Elle prend conscience de sa solitude quand, en haut des marches, elle croise le regard de son ancien amoureux parmi les badauds anonymes. Elle doute alors d’avoir fait les bons choix, réalise qu’elle a traversé sa vie à la poursuite d’une chimère.

 

C’est vrai que cela ressemble à ma vie. Je me reconnais dans l’héroïne, c’est sans doute ce qui donne sa force au film. Le rôle de ma vie, je vous dis ! Comme elle je suis seule, comme elle j’ai laissé les gens qui m’aimaient derrière moi, j’ai laissé Étienne, mon grand amour aux cheveux blonds, j’ai laissé les projets de vie à deux, mais moi, je ne regrette rien. Cette chimère, je l’appelle réussite, succès, gloire.

Ce soir, je suis une star dans ma belle robe prêtée par un grand couturier, parée de bijoux étincelants. Les photographes m’interpellent, on crie mon nom, on veut mon visage, mon sourire, mon regard… par ici, tournez-vous… la main sur la hanche… oui, comme ça, super… Derrière les barrières de sécurité, les badauds se pressent, me détaillent, me critiquent, m’admirent. Exhibition de bêtes de scène dans ce zoo humain ; je tiens mon rôle d’animal à paillettes. J’avance vers les marches, sublimée de regards et de lumière, cernée de foule mouvante comme un ciel d’orage sous les éclairs des flashes.

 

L’escalier rouge, ultime marche vers l’Olympe cinématographique, se dresse devant moi. Je le gravis lentement, je veux faire durer cet instant, m’approprier les cris, les gens, la gloire, me nourrir de ce succès, me sentir aimée et adulée par le monde entier. Me sentir aimée et adulée… C’est donc le sens de tout cela ? Le rôle me rattrape. Non, je ne suis pas elle, je ne la laisserai pas me gâcher cet instant. Du haut de l’escalier, je domine le monde, je suis une déesse, je daigne abaisser mon divin regard sur ce peuple grouillant qui m’idolâtre. Si j’ai perdu quelque chose dans cette aventure, c’est surtout mon humilité. Ce soir, place au narcissisme exacerbé ! Je triomphe, on m’acclame et j’aime ça. Je les regarde ces gens d’en-bas, je me suis élevée au-dessus d’eux, ils me portent.

 

Je les regarde et soudain, je le vois. Au milieu de la foule, comme dans la dernière scène. Étienne, aux cheveux devenus blancs, Étienne qui me sourit, Étienne qui éclipse la lumière. Étienne, bien réel dans le rôle de ma vie !

 

Étienne s’arrache à la foule, s’avance vers moi, magnifique dans son smoking.

 

C’est l’auteur du livre qui a inspiré le scénario, me glisse le réalisateur. L’héroïne te ressemble tellement, on pourrait croire qu’il l’a écrit pour toi !

 

Étienne… le rôle… ou la chance de ma vie… ?

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:02
ROULE TA BILLE PETIT POIS !

L'atelier d'écriture "DES MOTS ET MERVEILLES" candidat à l'élection présidentielle !

 

Voici le sujet :

Candidat(e) à l'élection présidentielle, vous avez passé avec succès le cap du 1er tour. Félicitations ! Maintenant, vous travaillez sur le discours que vous allez prononcer dès que vous serez élu(e) au 2ème tour.

 

Voici le discours :

 

Mes chers compatriotes,

 

Vous m’avez portée au second tour et je vous en remercie. Je serai digne de votre confiance et, une fois la transition écologique organisée, l’évasion et la fraude fiscales terrassées, l’économie définanciarisée, les richesses et le travail équitablement partagés, bref, l’avenir en commun installé, le nouveau mouvement, Roule ta bille petit pois, instaurera les mesures qui lui sont propres.

 

Comme vous le savez, ou comme vous ne le savez pas, le mouvement Roule ta bille petit pois est issu de l’harmonieux moment où, seule dans la cuisine, dans le calme ensoleillé d’une matinée de printemps, lors du fastidieux écossage de facétieux petits pois fraîchement cueillis dans un écologique jardin par un respectueux paysan, facétieux petits pois furieusement enclins à rouler leur bille à côté de la casserole chargée de les accueillir, ce qui tendrait à faire de cette activité davantage une corvée quun moment harmonieux, vous en conviendrez, moi, ménagère, j’ai pris conscience que j’étais en train de vivre un moment qui fait du bien, un moment capable de transcender le côté « mémère encore à ses casseroles, pfuuu (soupir) » en le transformant en moment d’amour par la préparation soigneuse d’un repas à partager en famille. Cette prise de conscience de la valeur des choses et des actes les plus anodins m’a parue essentielle pour faire des menues besognes de la vie quotidienne une épopée épanouissante. J’ai alors décidé de créer le mouvement Roule ta bille petit pois pour proposer un programme résolument tourné vers les choses qui font du bien.

 

Ce programme instaure la présence obligatoire de choses qui font du bien au minimum une fois par jour. La durée du moment passé auprès des choses qui font du bien est entièrement libre. Elle dépend de la capacité de chacun à provoquer ce moment, de la réceptivité, de la sensibilité intrinsèques de chaque individu, de ses disponibilités temporelles, matérielles, et de l’imprévisibilité des événements qui traversent la vie au cours de la journée.

L’originalité de ce programme est résumé dans ce dernier mot : journée. Car si les projets à long terme, les visions lointaines sont les bases de l’avenir en commun, Roule ta bille petit pois roule sa bille vers le court terme et l’instantané personnel : soi, ici et maintenant.

Ce programme Route ta bille petit pois… vers les choses qui font du bien comporte quatre axes majeurs :

 

1) S’ÉMERVEILLER :

Devant ce que l’on veut : animal, végétal, humain, objet, art, culture, progrès technique, scientifique, etc...

Le but étant de pulvériser les choses révoltantes, dégoûtantes, haïssables qui rendent amers et font du mal par les choses merveilleuses qui font du bien.

 

2) SE BIDONNER :

Se marrer, s’esclaffer, rigoler, rire ! C’est bon pour la santé paraît-il ; alors trouver tous les jours, même les jours les plus noirs, une bonne raison pour se fendre la pêche. Pratiquer si nécessaire l’auto-dérision.

Le but étant d’exploser sous un éclat de rire les choses tristes qui attristent pour laisser place au bien-être optimiste qui surgit lors une bonne "fourre de rire".

 

3) S’ÉMOUVOIR :

S’émouvoir devant la fragilité des êtres et des choses, devant la découverte, la tendresse, la solidarité, le partage, la gentillesse, l’amour, les jolies choses si discrètes qu’elles passent souvent inaperçues. Tout un monde d’émotions douces qui font du bien.

Le but étant de détruire l’imbécile indifférence, le mépris, les stupides peurs et haines au profit de la sensibilité intelligente et de l’empathie.

 

4) SE DÉTENDRE :

Comme on veut selon qui on est. De la sieste en passant par les mots croisés, le sport, l’apéro entre potes, la lecture, l’écriture, les balades, la ballade, la musique, le shopping, les copines, etc...

Le but étant de se vider la tête des trucs qui angoissent, perturbent, emm..., bref, qui ne font pas du bien pour la remplir de choses agréables qui font du bien.

 

Voilà mes chers compatriotes, les quatre mesures phares de mon programme. Restez éveillés, vigilants, vivants, et surtout prenez conscience de chaque instant que vous traversez. Quel regret sinon d’arriver au terme de sa vie en ayant oublié de la vivre ! Mais cela n’arrivera pas. Ensemble nous bâtirons nos jours l’un après l’autre pour en faire toute une vie ! Libère-toi de ta cosse, petit pois et roule ta bille vers la lumière !

Vive la République, vive l’atelier démocratique, vive la France !

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 12:48

ATELIER D'ÉCRITURE DES MOTS ET MERVEILLES : 

 

UN PERSONNAGE DISPARAÎT DE SON ROMAN

 

Panique dans la section Conan Doyle du rayon romans policiers à la bibliothèque municipale : Sherlock Holmes a disparu du recueil intitulé "Les aventures de Sherlock Holmes". Il faut absolument le retrouver avant que quelqu’un n’emprunte le livre. Watson, désemparé, demande à son voisin de rayonnage, Hercule Poirot, de mener l’enquête... que vous allez nous raconter...

 

***

LES LETTRES BLEUES

 

 

Quand Watson fit irruption au beau milieu de l’affaire Prothero, Hercule Poirot en perdit son chapeau.

Mais… Qui vous a donné le droit d’investir ces pages !!?

Watson, gêné, ramasse le couvre-chef, balbutie quelques excuses et s’écrie :

Sherlock Holmes a disparu du recueil « Les aventures de Sherlock Holmes » !

La moustache de Poirot ondule comme une vague :

Diantre ! Racontez-moi ça !

Pas grand-chose à raconter ; d’un coup, il n’était plus là. J’ai couru de la première à la dernière page du livre, aucune trace de Holmes ! Je ne sais que faire, pouvez-vous m’aider ?

Une histoire intéressante ! Bien sûr que je vais vous aider… Hastings, venez mon ami…

 

 

Poirot, Hastings et Watson s’engouffrent dans les pages de « Les aventures de Sherlock Holmes ». Le premier mystère à résoudre est de déterminer s’il s’agit d’une fugue ou d’un enlèvement. Le recueil ne donne guère d’indices. Poirot l’examine minutieusement. Au détour d’un virgule, page 38, à peine perceptible parmi les phrases d’encre noire, se glisse en bleu un h minuscule, souligné d’un fin trait du même bleu. Poirot le cueille délicatement d’un coin de mouchoir, le range dans sa poche, poursuit son enquête. Un peu plus loin, page 86, au milieu du mot compartiment, le t se teinte lui aussi de bleu…

Même opération : Poirot le prélève, se tourne vers son ami :

Vous avez remarqué Hastings ? Bien que je vienne de lui ôter cette lettre, le mot compartiment reste intact. Sous ce t bleu se cachait un t noir…

Un thé noir ? C’est ce qu’il faut pour stimuler les petites cellules grises, déclare Watson en déposant un plateau chargé de tasses fumantes.

Poirot sourit, son œil se plisse. Il semblerait que ses répliques cultes aient fait le tour du rayon policier de la bibliothèque municipale…

Hastings secoue la tête :

Je n’y comprends rien. Pourquoi un t par-dessus un autre t ?

Sans doute pour passer inaperçu. Il faut être vigilant pour le remarquer. S’il n’y avait pas eu ce h solitaire oublié après une virgule, je ne suis pas sûr qu’on l’aurait trouvé, répond Poirot en plongeant sa moustache sous l’horizon de la tasse à thé.

La collation terminée, les recherches reprennent. Hastings se charge des pages paires, Poirot de celles impaires. C’est à la page 185 que Poirot sort à nouveau son mouchoir collecteur d’indices. Au milieu d’un dialogue, le mot trompe – verbe tromper conjugué à la première personne du présent de l’indicatif – dénote dans le texte avec un t et un p bleus, les deux soulignés et superposés, eux aussi, sur les t et p originels. Puis, plus rien jusqu’à la fin du livre.

 

 

Voilà ! C’est maintenant qu’il faut mobiliser nos petites cellules grises, déclare Poirot.

Hastings réfléchit :

Est-ce Sherlock qui a laissé ces indices ? Veut-il nous mettre sur une piste ? Compartiment, trompe… Allusions au Crime de l’Orient Express ? Aurait-il découvert une erreur et serait-il parti enquêter à votre place, Poirot ?

J’en doute. Que faites-vous de ce h isolé derrière une virgule ? Et pourquoi deux lettres bleues dans le mot trompe ?

Pour bien insister sur l’erreur probable… Quant au h derrière la virgule, le h de Hercule, peut-être… ?

Un h minuscule ? Derrière une virgule ? Il n’aurait pas osé !!! rétorque Poirot outré, la moustache tendue d’indignation. Non, non, ce n’est pas Holmes qui a semé ces indices. Et Le crime de l’Orient Express n’a rien à voir avec cette histoire. L’affaire a été résolue, il n’y a aucune erreur. On essaie de nous pousser vers une fausse piste, ce qui tend vers l’hypothèse de l’enlèvement. J’en ai la certitude avec ce h oublié après cette virgule. Il faut chercher ailleurs… j’ai ma petite idée...

 

 

Le détective sort les lettres bleues de sa poche, les étale dans l’ordre de leur découverte.

Hastings, vous qui êtes si féru de technologie moderne, savez-vous ce que cela signifie ?

Hastings semble perplexe, Watson, désemparé. La moustache de Poirot s’étire dans un sourire :

Voyons Hastings, n’est-ce pas vous que j’ai surpris l’oreille tendue et les yeux braqués vers ces drôles de machines lumineuses et cliquetantes nommées « ordinateur » ?

Mais oui ! C’est ça ! Les lettres bleues forment http ! Les http servent à la navigation virtuelle sur la toile, comme disent les gens du réel. Ils sont souvent en bleu, soulignés de bleu quand ils sont adressés sous formes de liens.

Mon Dieu ! Des liens ?... Une toile d’araignée ? Navigation ? s’affole Watson. Mon ami Sherlock serait ligoté sur un bateau prisonnier d’une toile d’araignée virtuelle ? Ou bien sur un bateau virtuel dans une toile d’araignée réelle ? Mais quelle araignée serait assez puissante pour piéger un bateau ? Quelle araignée serait assez intelligente pour parvenir à ligoter Holmes ? Serait-ce une araignée géante comme on en trouve dans les histoires fantasy et fantastiques ?

Calmez-vous Watson, ce ne sont que des mots. Essayer plutôt de vous rappeler si Holmes s’intéressait aux ordinateurs de la bibliothèque. Vous en a-t-il parlé ? L’avez-vous vu se pencher au bord de l’étagère vers cette machine posée là, sur la table juste au-dessous de nous ?

Non, je ne crois pas… Il a eu cette phrase énigmatique il y a quelques jours : je sens qu’il se trame un complot, Watson. Un complot dont je serai à la fois le mobile et l’alibi et je n’aime pas ça. Nous étions en pleine affaire de L’Homme à la Lèvre tordue, j’ai alors pensé à une supposition en rapport avec cette enquête. Mais maintenant…

Watson ferme les yeux, lève sa tête vers le ciel, revient vers Poirot :

Maintenant, reprend-il, je suis sûr que cela n’avait rien à voir avec l’enquête. Quelque chose m’a interpellé dans vos paroles, Poirot. Permettez que je remonte à votre dernière réplique ?... C’est ça ! Vous avez dit : Ce ne sont que des mots… Lui aussi a parlé de mots. Attendez, ça me revient… Voyons… écriture… atelier d’écriture… Mots et Merveilles !

 

 

Le regard de Poirot pétille. Il jubile :

Tout est clair à présent, dit-il, je peux tout expliquer.

Votre ami, mon cher Watson, je ne sais par quel biais, a eu vent de cet atelier d’écriture, ce qui explique ses craintes au sujet du complot dont il vous a fait part. Sans doute, des http, sûrement suivis des mots atelier d’écriture Mots et Merveilles sont venus s’immiscer dans ses aventures. Il est suffisamment intelligent et intuitif pour avoir décelé la menace, mais la chose virtuelle étend ses ramifications jusqu’au cœur des livres les plus secret, vous savez. Se cacher, aujourd’hui, devient impossible. Il a été enlevé et retenu sur la toile par de facétieuses araignées tout-à-fait inoffensives. L’une d’entre elles, probablement l’auteure de cette fable, a effacé les traces de son incursion, ne laissant que ces indices pour m’induire en erreur. Un jeu entre nous… J’ai déjà eu affaire à ces dames, elles s’amusent à nos dépens, mais toujours gentiment. Il s’agit de respectables ladies françaises – parfois accompagnées d’un ou deux gentlemen – qui ont effectivement utilisé Holmes comme mobile et comme alibi. Mobile dans le sens où son enlèvement ne sert qu’à motiver mon enquête tout en devenant le sujet de leurs textes et alibi car, au moment de sa disparition, elles étaient déjà en train d’en écrire l’histoire. C’est très habile !

Tout ceci est un peu trop virtuel pour moi. Je suis trop ancré au XIXe siècle, soupire Watson. En pratique, comment faire pour récupérer mon ami Sherlock ?

Il n’est pas nécessaire d’aller le récupérer, le rassure Poirot, il reviendra tout seul, sans doute un peu froissé dans son amour-propre de s’être ainsi fait piéger, irrité de savoir que c’est moi, son rival du XXe siècle qui enquête et résout une énigme sur sa personne, bien que je n’y sois pour rien : je sais très bien que, moi aussi, je suis le jouet de ces ladies du XXIe. Et vous aussi Watson et Hastings. Elles nous manipulent tous ! Pour retrouver notre liberté, Holmes y compris, il faut attendre la date…

La date ?

La date de l’atelier d’écriture des Mots et Merveilles. Élémentaire mon cher Watson !

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 22:40

Texte issu d'un atelier d'écriture :

Urania Pietro Caturegli (1772-1833)

Urania Pietro Caturegli (1772-1833)

NE SOMMES-NOUS PLUS SEULS ?

 

 

 

Dans un pan de nuit

apparaissent sept planètes -

Y-a-t-il quelqu’un ?

 

Au bout d’un télescope, désir d’Humanité, les planètes lointaines sont peut-être habitées, et moi, je m’émerveille. Ne sommes-nous plus seuls ?

Je rêve déjà de voisins bienveillants, d’échanges magnifiques entre toutes les Terres. Mon utopie divague…

Que fais-tu de nos guerres, nos haines, nos frontières ?

 

Sur terres et mers

les réfugiés périssent -

Frontières de haine

 

Mais peut-être là-bas, c’est l’empathie qui règne. Ces êtres mystérieux, qui ne sont pas humains, auront des sentiments inconnus de nos cœurs. Saurons-nous les comprendre, nous si méfiants envers nos propres voisins ? Comment nous verront-ils, ces E.T de mon âme ? Existent-ils vraiment?

 

Planètes lointaines

comment est la vie pour vous?

Question sans réponse

 

Sans réponse dans l’immensité. Sans réponse. Juste une des Pensées de Blaise Pascal :

 

« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie »

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 05:47
ALERTE CENDRES FINES DANS LA VALLÉE

ATELIER D'ÉCRITURE CHEZ VIVIANE :

En vous inspirant de Silex and the City (saga paléolithique de Jul - 5e et dernière saison actuellement sur ARTE) essayons de créer une scènette/un épisode mettant en scène la famille Dotcom => SPAM la mère et/ou BLOG le père et/ou URL le fils et/ou WEB la fille, dans de nouvelles aventures !!

Pour les personnes qui connaissent moins cette série, voir ci-dessous :

 

***

 

ALERTE CENDRES FINES DANS LA VALLÉE

 

 

URL – Eh, Web, t’as vu ce qui se passe dans la vallée ? Un nuage de cendres fines fait tousser les mammifères. T’as remarqué que depuis la maîtrise du feu et l’implantation du volcan Énergie du Feu, on ne voit plus le soleil ?

 

WEB – J’ai vu URL. D’après le Nouvel Obscurantiste, c’est pire pour l’Homme de Pékin. Là-bas, l’air est tellement opaque qu’on ne voit rien à deux bonds de batracien devant soi.

 

URL – Paraît que ça fait fondre l’Âge glaciaire ce truc.

 

WEB – Et c’est pas bon, ça ! Ça va mettre à jour les champs carbonifères. Tu vas voir qu’un de ces quatre, on va inventer le moteur à explosion.

 

URL – Tu rigoles ! On ne connaît même pas la roue. Il en passera de l’eau sous les cavernes…

 

WEB – Tiens, en parlant de caverne, il y a une super expo dans la grotte de Lascaux. Pour dénoncer la maltraitance animale due, entre autres, au rejet du volcan justement. Les artistes paléolithiques se mobilisent. Les amphibiens, eux, font circuler une pétition en gravures rupestres, mais c’est très dur d’avoir des signatures, vu qu’on ne connaît pas encore l’écriture.

 

URL – Ouais, je l’ai vue passer ; elle a dévalé le mont Bégo en plein Chalcolithique ! Les amphibiens l’ont récupérée.

 

WEB – Ah bon ? Même dans leur bled perché à 2000 pas de mammouth, les chasseurs-cueilleurs sont incommodés eux aussi ?

 

URL Faut croire…

 

WEB – Franchement, comment veux-tu que le Darwinisme suive son cours ? Ce n’est pas une vie, ça, pour l’évolution !!! Faudrait peut-être penser aux générations futures, non ?

 

URL – Ben, pour ça, il faut bien voter aux prochaines élections et choisir un président pour la 6ème ère républithique, avec un programme écolothique ambitieux.

 

WEB – Tu parles d’un vote ! On n’a même pas inventé la démocratie !

 

URL – Faut pas désespérer, ça viendra… La belle alliance est en marche pour un avenir en commun…

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:12

Une fantaisie issue d'un atelier dont le thème était :

Le 31 Décembre 2016, des hommes et de femmes se retrouveront pour un réveillon particulier:
un poète, un astronome, un humoriste, un conteur , une déesse et d'autres que vous pouvez imaginer ...
Chacun, chacune va écrire sur le thème suivant:

A NOS FRERES HUMAINS POUR LES JOURS A VENIR

Laissez-vous porter par votre imagination, et écrivez ce qui vous vient à l'esprit.

 

CARTE DE VŒUX
Ils sont venus, ils sont tous là pour le réveillon du 31 décembre 2016. Un réveillon particulier. Avant d’attaquer les festivités, ils doivent écrire sur le thème suivant :

A NOS FRÈRES HUMAINS POUR LES JOURS A VENIR

A nos frères humains, commence le poète

A nos frères perdus

A nos frères bannis

Nos frères emprisonnés

A nos frères d’ici

Nos frères de là-bas

A toute l’Humanité

Pour les jours à venir

Pour tous, vienne la Paix.

 

Et moi, j’inventerai pour elle, pour eux, une musique ronde, comme un tour du monde, fredonne le musicien.

Moi, je la peindrai aux couleurs d’arc-en-ciel, d’espoir et de beauté, décide le peintre.

 

L’astronome répond :

Dans l’Univers immense, il n’y a qu’un vaisseau, c’est notre vieille Terre. Ce n’est qu’un point bleu pâle, un grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil photographié par une sonde spatiale perdue aux confins du Système solaire, un pixel insignifiant dans l’immensité, mais c’est notre monde et je l’offre à mes frères humains, avec toute l’humilité, l’émotion qu’il provoque. Je ne peux mieux dire que ce qu’a écrit Carl Sagan sur ce petit point bleu pâle :

Le point bleu pâle

Le point bleu pâle

"Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.
La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'Univers, sont mises en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.
On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue."

— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space

La déesse Vénus ajoute :

Dans ma blancheur céleste, du haut du firmament, je distille l’Amour. Aimez-vous d’amour tendre ou de fraternité, aimez-vous comme vous voulez !

 

Jésus l’a dit aussi, rétorque le pasteur

Certes, mais après moi, chantonne la déesse.

 

Tout ceci est fort chouette et m’inspire un haibun dans un style... catho, précise le sumo :

A l’aube de l’an neuf, je vais par les chemins vers l’amour de mes frères. Les routes de ma vie sont autant de combats et ma force et mon poids, je les donne avec joie pour vaincre la misère.

 

Sur l’horizon bleu

les jours à venir s’avancent

- Frères, où êtes-vous ?

 

Je voudrais pour eux tous, la joie dans tout leur être. Je marcherai partout de mon pas si pesant, lourd comme un éléphant et léger dans ma tête en partage amical autour de la planète.

 

Lumière de janvier

scintillante d’espérance

- Le monde en attente

Sympathique japoniaiserie… non, je rigole ! se marre l’humoriste, et à nos frères humains pour les jours à venir, quelques fourres de rire, rigolades, rigogags rigolos, poil au dos ! Rions de mes foireux jeux de mots !

 

Rire, c’est bon pour la santé ! La santé, je l’ajoute au panier ! proclame l’infirmière.

 

Alors, rions ! Rions, pour nos frangins, pour vous, pour nous ici. Souhait d’amour, paix. Moi, j’irai sur nos jours futurs, grandi, nanti par vous, par vos amours, sans omission, sauf d’un son, car l’Oulipo, mon compagnon, m’a contraint à l’abandon du-dit son. Sauras-tu l’ouïr dans sa disparition ? dit l’ami d’Oulipo.

 

Oh ! Ou plutôt E ! Sans hésitation ! Je l’ai bien entendu cette absence de son, Oulipo-compagnon ! Et j’apporte ma pierre... de taille, car moi, dit le tailleur de pierre, je bâtis des cathédrales, enfin… des maisons et à mes frères humains, pour les jours à venir, je souhaite un toit posé sur les belles pierres, les pierres d’un foyer au feu bien accueillant, les pierres toutes claires autour des fenêtres de lumière.

 

Et moi, dit la cuisinière, à mes frères humains, pour les jours à venir, j’apporte bon manger et aussi du bon vin ; dans le fumet des mets aux textures de velours, la chaleur de mon four et du pain croustillant, placard aux confitures, doigts poisseux des gourmands, je dresse belle table, buffet appétissant. Une table bien garnie, c’est ça la belle vie !

 

Voyons, faisons les comptes, dit le comptable. Nous avons donc :

- la paix du poète

- la musique ronde du musicien

- l’arc-en-ciel du peintre

- la Terre bleue de l’astronome

- l’Amour de la déesse

- celui d’un fils de Dieu

- le voyage du sumo

- le rire de l’humoriste

- le santé de l’infirmière

- le lipogramme de l’oulipien

- la maison du tailleur de pierre

- le repas de la cuisinière

 

J’ajoute dans la caisse commune de mes frères humains pour les jours à venir, un peu d’argent propre et bienveillant pour se faire douce vie. Voilà, le compte est bon. À présent :

BON RÉVEILLON !!

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 06:02

Pour mon anniversaire, j'ai en en cadeau la super Lune du 14 novembre. Cela vaut bien photos et haïbun...

LUNE D'ANNIVERSAIRE
Au crépuscule d'automne, épais d'obscurité, une lueur s'élève. Sa clarté nacrée irise la forêt, grimpe le long des arbres, grimpe le long du ciel. Par-dessus la colline, rassemble sa lumière en une blanche sphère...

Vol d'un ballon blanc

Sur le velours de la nuit

- La Lune sur le toit

 

Dans le silence immense des étoiles immobiles elle gravit, céleste, tout le ciel de mon âme, emporte mon amour dans sa beauté si ronde. Et moi je vagabonde au creux de l'Univers, sur un tapis de temps...

Illumination

Sur le temps qui m'échappe

- Lune d'anniversaire

LUNE D'ANNIVERSAIRE
LUNE D'ANNIVERSAIRE
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Published by ALBIREO - dans Recueil de HAÏKUS
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 09:02

Un atelier qui voyage avec les sujets ci-dessous :

 

SUJET 1 :

    "Mystère et énigme à bord de l'Orient  Express"

               Bon voyage à tous!

 

SUJET 2 :

L'Orient Express ou un autre train s'arrête...

 

.....

 

Les textes issus des sujets :

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