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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 08:05
ENVOL

« Où vont nos rêves ? »

 

Thème du concours d'écriture lancé par le festival du livre de Mouans Sartoux.

 

 

ENVOL

 

Il s'est échappé sur un soupir. Je l'ai vu s'envoler. Il a soulevé ton poitrail, frémi au bout de tes pattes, esquissé un semblant de course, gémi au fond de ta gueule, grogné sous ta babine et s'est enfui, fulgurant, comme ce petit lézard que tu traques parfois. À présent tu dors, apaisée. Ton rêve de chienne rejoint la multitude des éclosions nées aux fractures des espoirs, des désirs, des peurs.

 

Là, tout n'est que sensations évadées du tumulte. Écoute... Le silence est trompeur ; il résonne des voix endormies lovées au fond de la mémoire. Perçois-tu dans l'air insipide les vieilles fragrances vaporisées au passage d'une image ? Elles parfument les notes d'une mélodie depuis longtemps oubliée. Paroles enchevêtrées dans les dédales de l'esprit, les souvenances ténues flottent sur un souffle au-dessus de routes immatérielles. Les chemins se dédoublent et s’emmêlent en fondu enchaîné. De ce labyrinthe trouble, l'idée émerge, le projet éclate comme une bulle de savon, renaît un peu plus loin. Suivons la belle éphémère ; elle nous entraîne dans les contrées irisées d'une goutte en sursis oscillant entre deux ères. Hier, demain, qu'importe... Le temps dépouille l'instant, le lance vers d'autres rivages. Paysage onirique où la raison se perd, où l'absence franchit les frontières du réel, se gorge de présence, comme un amour desséché enfle à l'eau fraîche du baiser fantasmé. Chimères fugaces au creux de la nuit... l'illusion crève déjà...

 

Viens ma fidèle, accompagne-moi par delà les sommets. Vois les songes des hommes s'élever pour ensemencer le monde. Leurs traces galopent sur les parois des grottes obscures, s'illuminent aux vitraux des cathédrales. Ils s'éparpillent – ronde impalpable autour de la Terre – épandent des germes de création ici, des graines d'espérance là, meurent dans les embarcations chétives à la poursuite d'un ailleurs… de rêve...

Vois leurs empreintes dans les champs d'étoiles parmi les animaux magiques et les dieux. Regarde ! Parfois l'un d'eux, emporté par la chevelure d'une comète, file vers les grands mystères.

Alors l'Homme se hisse vers l'Infini.

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 07:29
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Octobre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Octobre

Flamboiements...

 

OCTOBRE

 

Un tourbillon de vent balaie les feuilles mortes,

Gémit entre les branches à moitié dévêtues,

Un soleil froid sature de transparence crue

Les couleurs de l'automne étalées à nos portes.

 

Octobre flamboyant sous un azur limpide,

Octobre odorant d'humus, de champignons,

De châtaignes grillées, de raisin, de marrons,

À la morte-saison, remplit les greniers vides.

 

Octobre tu résonnes comme une révolution

Dans l'histoire des peuples, dans l'histoire du monde,

Dans la mutinerie lancée entre deux ondes

À bord d'un sous-marin caché au plus profond.

 

Octobre merveilleux, aux rites millénaires,

Les citrouilles se réveillent et grimacent d'effroi,

Les elfes et les runes se faufilent dans les bois,

Sorcières et sorciers hantent l'imaginaire.

 

La nuit mange le jour, et l'heure du crépuscule

Grignote l'après-midi irrémédiablement,

Emportée au galop dans le noir firmament

Par le cheval ailé, Pégase, noctambule.

 

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:37
 Les Très Riches Heures du duc de Berry - Septembre

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Septembre

 

Retour aux normes...

 

 

SEPTEMBRE

 

L'été montre son dos, s'en va à petits pas

Sur les herbes jaunies, dans le ressac des vagues ;

Il reste un peu de lui dans mon cœur qui divague,

Il reste un peu de lui, en route vers son trépas.

 

Nostalgie de ce temps ou les normes rompues

Donnaient une illusion de vie sauvage et libre,

Ou l'horloge s'arrêtait aux minutes qui vibrent ;

La magie des vacances est hélas corrompue !

 

Car voici maintenant les écoliers si sages,

Cartables à bout de bras et souliers bien cirés,

Qui partent pour l'école --  c'est déjà la rentrée...

Quelques soupirs s'échappent derrière leur passage.

 

Septembre, été indien, paré de roux et d'or,

De figues, de raisins, bucoliques vendanges ;

Lorsque le vin nouveau a la douceur d'un ange

On oublie les vacances devant ce fin trésor !

 

Et puis, main dans la main, on repart vers l'automne

En écoutant crisser les feuilles sous nos pas,

Sur l'horizon de feu, un grand soleil flamboie ;

Septembre chaleureux, tu n'es pas monotone.

 

Ta beauté se dévoile au fil des jours qui passent

Comme un vol migrateur vers les contrées d'hiver,

Tes paysages défilent sous un azur si clair

Que la lumière enfle pour occuper l'espace.

 

Ambiance translucide ou pluvieuses journées,

La fraîcheur du matin revigore les âmes,

Accompagne le temps vers un nouveau sésame

Au beau nom d'équinoxe... L'été s'en est allé...

 

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 13:39

Dans le cadre d'un atelier d'écriture, voici la consigne :

Faust, un homme très intelligent qui s'ennuie essaie de faire ami-ami avec dieu, mais ce dernier ne veut pas de lui. Intervient alors le diable, qui lui promet une vie de plaisirs en échange de son âme. Faust accepte. Il rencontre Gretchen, une jeune fille chaste, et la séduit. Gretchen tue accidentellement sa mère et Faust intentionnellement le frère de Gretchen. Il s'enfuit. Gretchen donne naissance à un enfant qu'elle noie. Elle est condamnée à mort.


Voici l'histoire. Entre Dieu et le Diable, il y a une troisième force. C'est l'homme, vous. Vous avez la possibilité de changer le cours du destin de ce couple. Vous pouvez intervenir à n'importe quel moment de l'histoire, mais faites-le en alexandrin. Amusez-vous bien.

Faust par Delacroix

Faust par Delacroix

 

À Malin, malin et demi

 

 

 

Condamné par son art à l'aporie cruelle,

Faust est dans l'embarras et le Diable sournois

Lui promet fins délices, doux plaisirs, grandes joies :

« Donne-moi donc ton âme et ta vie sera belle ! »

 

Le marché est conclu, mais Faust reste prudent ;

Il conjure le pacte, doigts croisés dans le dos.

« Par les cornes du Diable, je ne suis pas si sot,

Quand il s'agit d'affaires, je n' suis plus un enfant !

 

Débarrassée de l'Être, une âme est sans valeur,

Ce diable si malin ne sera pas mon maître

Et c'est en homme libre que je veux apparaître.

Je lui laisse mon âme mais je garde mon cœur. »

 

Le vilain Diable intrigue, présente l'innocente

Que Faust, d'un seul regard, séduit, ensorcelant ;

Gretchen, belle amoureuse, porte bientôt l'enfant

Et croit que de l'Enfer elle entame descente.

 

Son frère, pour la venger et réparer l'honneur,

Défie de son épée le séducteur indigne.

Faust remplace le glaive par ces paroles dignes :

« Range ton arme, ami, j'épouserai ta sœur.

 

Que mon âme aille au Diable, à Gretchen va mon cœur,

Tout mon être le sait et si ma faute est grave,

Ni Dieu ni le Malin ne me rendront esclave ;

Ma vie est à ses pieds, je ferai son bonheur.

 

Je veillerai sur elle et sur l'enfant à naître,

Ma maison ne sera que rires et cris de joie.

Soyez les bienvenus, ta vieille mère et toi,

Aie confiance mon frère, je ne suis pas un traître. »

 

Mariage est célébré, mariée est ravissante,

Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d'enfants.

Fi de la tragédie, des drames terrifiants,

Vive conte de fée aux lendemains qui chantent !

 

Le Malin endiablé avait trouvé son maître

Avec ce diable d'homme bien plus malin que lui !

Car l'âme désincarnée, vide de raison, d'être,

En bulle de savon éclate quand elle fuit.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:09
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Août

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Août

Quand vient la nostalgie...

AOÛT

 

C'est un mois insolite, un pont entre deux rives,

Il déploie des journées dorées de bel été,

Des journées de vacances, de sable, de galets,

Des brumes de chaleur, de douces soirées festives.

 

Il laisse miroiter un farniente éternel,

Des voyages sans fin, des paysages qui défilent,

Laisse pour les touristes nos belles et grandes villes,

Laisse le quotidien se teinter d'irréel.

 

Mais la lumière blanche bientôt se cristallise

En transparence fraîche sous le bleu éclatant

Qui, insidieusement vire, tourne, menaçant,

Et passé le 15 août, tout part à la dérive !

 

L'orage pulvérise les vestiges de l'été,

La nuit grignote les heures, mange le crépuscule,

La fête se termine, les choses se bousculent...

Le fait est avéré : c'est bientôt la rentrée !

 

Quelques feuilles jaunissent sous les frondaisons vertes,

Quelques grappes rougissent dans vignes et coteaux,

Dans les rayons surgissent cartables et stylos,

Dans l'âme s'insinue le cafard de la perte.

 

La perte des ces jours où tout semblait possible,

Où l'on aimait à croire que c'était pour toujours...

Mais le temps des vacances nous joue de drôles de tours ;

Il a volé l'été et s'enfuit, l'insensible !

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 11:20
LA NUIT

LA NUIT


La nuit, l'espace tend vers l'infini,
La proximité des choses s'enfuit...
Dans l'ombre sombre, je sombre.


Les chimères se faufilent,
Les fantômes se profilent
En ballet de feux follets.


Un bestiaire échevelé,
Dieux antiques, divinités
Ouvrent les portes de l'Olympe.
Le silence retentit
Dans le gouffre de la nuit,
Les soupirs se muent en plaintes.


Dans la profondeur épaisse,
Quand se dilue ma détresse
Dans la noire immensité,
Je me sens reconnaissante
Devant l'offrande confiante
De la vie qui m'est donnée.


Humilité, plénitude
Habitent ma solitude...
Là, je me sens exister.


Malgré mon insignifiance,
Grain de sable en errance,
J'ai ma place réservée
Dans l'ordonnance des mondes,
Dans le tourbillon des rondes
De l'Univers tout entier.


La nuit avale les choses
Pour donner à l'âme close
Le temps de se libérer.
Le temps de prendre conscience
De l'extraordinaire chance
D'être un peu d'éternité.


La nuit, l'espace tend vers l'infini,
La proximité des choses s'enfuit...
Dans l'ombre sombre, je vis.

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 20:44
Le Petit Théâtre Chouette et Pince à linge pour jouer nos sketchs...

Le Petit Théâtre Chouette et Pince à linge pour jouer nos sketchs...

En s'inspirant de Raymond Devos... dans le cadre d'un atelier d'écriture...

C'EST À QUEL SUJET ?

 

 

C'est à quel sujet ? Écoutez plutôt !

 

En passant devant la cour de l'école, j'ai entendu l'instituteur dire ceci :

Quand on dit : le roi a des sujets, le roi est le sujet.

 

J'ai bondi !

Comment pouvez-vous dire des âneries pareilles aux enfants, qu'je dis. Si le roi est le sujet, est-il encore le roi ? Parce que si le roi est roi et sujet à la fois, alors les sujets sont aussi des rois et du coup, il n'y a plus de sujets !

 

Vous êtes hors sujet ! qu'i' m' dit.

 

Bien sûr que je suis hors sujet, que j' dis, y a pas de roi en France !

 

Dans le cas de ce sujet, qu'i m' dit, les sujets sont complément d'objet.

 

Depuis quand les sujets sont les compléments des objets ? que j'objecte !

 

Depuis que la grammaire existe, qu''i m' réplique !

 

La grand-mère, elle se trompe parfois, que j'dis. La mienne disait qu'on reconnaît un verbe quand on ne peut pas y mettre un article devant, comme par exemple : « les feuilles tombent ». On sait que « tombent » c'est le verbe « tomber » parce qu'on ne peut pas dire la tombe...

Aie ! Ça tombe mal mamie ! D'ailleurs, elle y est tombée dans la tombe depuis ... Et la tombe, c'est pas un objet fait exprès en complément de mamie, peut-être ? Si ça se trouve, c'est un sujet qui l'a fabriquée ! Vous voyez bien que ce sont les objets qui viennent en complément, et pas les sujets !

 

Vous êtes complètement bouché, qu'i m'dit.

 

Sûrement pas, que j'dis, je suis végétarien !

 

Là n'est pas le sujet, qu'il m' dit. L'objet qui nous occupe est le sujet et le complément. Si l'on dit : les sujets ont un roi, les sujets deviennent sujet.

 

Bah ! Ils le sont déjà, c'est bien là le sujet !

 

Mais il insiste : un roi devient complément d'objet, mais du verbe, pas des sujets.

 

Comme vous y allez ! que j'lui réponds. Un roi a le verbe haut, il ne saurait être l'objet de quiconque et encore moins d'un complément ! Pour qui le prenez-vous !

Et je doute que les sujets de sa Majesté se contentent d'un objet en complément pour roi !

Parce que si un roi est l'objet d'un verbe, c'est le verbe qui a la parole, les sujets s'émancipent, deviennent des sujets libres !

 

Mais là, pour le coup, nous sommes vraiment hors sujet !

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 20:43
ROUGE

ROUGE

 

 

Rouge ? Tu as dit rouge ?

Et tu vas t'enflammer, lèvres rougies par l'empreinte d'un baiser, le rouge de l'amour aux joues, sur un lit où s'étalent des pétales de rose rouge ?

Ou peut-être tu préfères manifester, rouge de colère sous le drapeau rouge du syndicaliste, ou sous le bonnet rouge qui voit rouge quand l’écotaxe résiste ?

Mais, rouge sans me citer ?

 

Rouge ? Tu as dit rouge ?

Rouge champêtre comme le rouge-gorge, les cerises, les champs de coquelicots ?

Ou rouge céleste comme la planète rouge, Mars la guerrière, ou sa rivale, l'étoile rouge Antarès ?

Ou rouge minéral peut-être, comme cette pierre précieuse à l'eau vermeille, rubis au sang du Christ...

Rouge millésimé pour les grands crus classés ou rouge couperosé au gros rouge qui tache ?

Mais, rouge sans me citer ?

 

Rouge ? Tu as dit rouge ?

Rouge de cruauté sur le sable de l'arène, le taureau égorgé en Espagne, le coq étripé à Bali ?

Rouge derrière les murs rouges du sang versé ?

Rouge qui gicle sous la balle sifflante, rouge sous la bombe explosée au ventre du martyr ?

Rouge d'indignation, rouge d'humiliation !

Rouge vampirisé, drôle d'humanité !

Mais, rouge sans me citer ?

 

Rouge ? Tu as dit rouge ?

Et sans rougir, tu ne m'as pas cité !

Moi, ton armature de fer, moi ton oxygène !

Moi et mes frères rouges, compagnons de tes émotions !

Moi qui monte à tes joues, qui colore ton front, qui colore ton sang,

Moi, le globule rouge !

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 08:25
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Chaudes Heures des vacances...

JUILLET

 

 

Et voilà que la vie ralentit doucement ;

Et voilà que l'air blanc, trembloté de chaleur,

S'endort sur une plage, exhale les sueurs

Des corps abandonnés sous le soleil géant.

 

Et voilà que le temps se déclare en vacances,

Les pieds en éventail à l'ombre d'un figuier,

Et voilà que les yeux se plissent dans les rais

De lumière implacable, aux poussières qui dansent.

 

Juillet aux heures chaudes, aux couleurs de blé mûr,

Aux silences immobiles cernés de canicule

Où l'âme prend le large vers tous les crépuscules

Des nuits du bel été, Voie Lactée pour voilure.

 

Juillet des escapades et des fraîches rivières,

Des plaines, des forêts, des montagnes bleutées,

Touristique farniente pour le temps des congés,

Juillet tourbillonnant, papillon éphémère.

 

Juillet patriotique en drapeau tricolore,

En fanfare rutilante sur les Champs Élysées ;

La grande Histoire de France et le bal des pompiers

Fêtent la république, le peuple commémore.

 

C'est un temps différent, le temps de l'indolence

À l'apéro du soir aux terrasses ombragées.

C'est la Coupe du Monde qui vibre dans les télés,

C'est une effervescence baignant dans l'insouciance.

 

C'est le badaud parti sur les routes de France

Pour regarder passer les cyclistes du Tour ;

Chevaliers d'aujourd'hui, héros dont la bravoure

S'entache de dopage. Le scandale est immense !

 

Juillet voluptueux dans la clarté des jours,

Dans les notes des nuits, les festins et les danses,

Dans la pénombre douce des vieilles pierres de France,

Dans les brûlants émois de l'été, de l'amour.

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 15:54
" Le monde à travers l'objective d'une bulle"... Khaled Youssef

" Le monde à travers l'objective d'une bulle"... Khaled Youssef

En imitant "LIBERTÉ" de Paul Eluard...

 

LUMIÈRE

 

 

Par un blanc rayon de lune,

Par une nuit étoilée,

Par l'ombre, par la clarté

Tu viens à moi.

 

Par la fenêtre éclairée,

Sur une insomnie inquiète,

Par la ville illuminée

Tu viens à moi.

 

Par la flamme si fragile

Qui danse sur la bougie,

Par le grand feu qui crépite

Tu viens à moi.

 

Par la luciole de juin,

Par son pote, le ver luisant

Par la vie phosphorescente

Tu viens à moi.

 

Par les prémices du jour

Quand l'aurore met ses bijoux,

Par le grand soleil d'été

Tu viens à moi.

 

Par l'éclair et par la foudre

Sur le tonnerre de Zeus,

Par les horizons qui brûlent

Tu viens à moi.

 

Par la goutte irisée

Accrochée à une branche,

Par le pont de l'arc en ciel

Tu viens à moi.

 

Par la toile des grands peintres,

Par la couleur éclatée,

Par la matière vrillée,

Tu viens à moi.

 

Par l'esprit, la connaissance,

Par le siècle éclairé,

Par la grandeur des idées,

Tu viens à moi.

 

Par miroir, mon beau miroir,

Par le reflet de Narcisse,

Par mon regard grand ouvert

Tu viens à moi.

 

Par la noire désespérance

Qui voit le bout du tunnel

Quand l'espoir enfin revient,

Tu viens à moi.

 

Par la perception des choses,

Par l'essence de l’existence,

Par la source de la vie,

Tu viens à moi.

 

Par le tout début des mondes,

Par le temps et par l'espace,

Par le vide sidéral,

Tu viens à moi.

 

Par l'onde énigmatique

De la physique quantique,

Par le photon si véloce

Tu viens à moi.

 

Et par delà les mystères

À un Big bang échappés

Je suis née d'une poussière

Par toi créée

 

Lumière...

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