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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 20:05
Nice

Nice

SLAM EN TERRES D'AQUI

 

 

 

Je viens pour te parler de mon pays niçois,

Nice y soit célébrée par le slam cette fois.

Je viens te raconter les murs de rouge et d'ocre,

Les beautés, les laideurs, la grandeur, le médiocre.

 

Je viens te murmurer les embruns de la mer,

La mer qu'on voit danser sur des affaires pas claires.

Je viens pour « m'embiler » sur toutes les magouilles

De nos pourris du coin qui s'en mettent plein les fouilles.

 

Je viens pour réciter, pour faire l'inventaire,

Pour inventer du slam plutôt que de me taire.

Y en aurait tant à dire, sais pas où commencer...

Je laisse à la parole toute sa liberté.

 

Il y a les collines jadis fleuries d'œillets

Où le béton s'étale, en vrac, une vraie pitié !

Il y a la plaine du Var qui a perdu sa « bléa »

Pour un stade de foot dédié aux « cagabléa ».

 

Il y a du baroque dans les vieilles églises,

Des clochers vernissés qui luisent sous la brise...

Il y a un lavoir patiné par le temps,

Tant battu au battoir des « bugadières » d'antan.

 

Il y a la mémoire qui plisse au Vieux-Nice,

Hisse passé glorieux vers aujourd'hui trop lisse.

Ségurane s'immisce, miss libératrice,

Authentique ou factice, toujours triomphatrice.

 

Je viens pour te chanter un pays fantasmé

Où « la mieu bella Nissa » aurait droit de cité.

Mais cette identité par les Identitaires

A été usurpée, faut pas les laisser faire.

 

Je viens pour me trouver dans ma dualité :

« Quauque mot d'aqui » rédigés en français

Pour que résonnent ici accueil et tolérance

Sous le soleil niçois, sous le grand ciel de France.

 

........................

 

« m'embiler » : m'énerver, me mettre en colère

« bléa » : la blette, très appréciée des niçois... Connaissez-vous la tarte de blettes ?

« cagabléa » : littéralement : chieurs de blettes. C'est ainsi que l'on surnomme les niçois, grands consommateurs de blettes.

« bugadières » : lavandières

« La mieu bella Nissa » : ma belle Nice, titre de « l'hymne national niçois »

« Quauque mot d'aqui » : quelques mots d'ici

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:42
Dame Pougnette, appelée également Lucy... c'est selon qui l'appelle...

Dame Pougnette, appelée également Lucy... c'est selon qui l'appelle...

FABLE DE LA POUGNETTE

 

 

 

 

Un chien teigneux, parfois battu,

De cet état n'en pouvait plus.

"Comment faire pour changer mon maître ?"

Aboyait fort la pauvre bête.

 

Ce cri parvint à Dame Pougnette

Qui lui indiqua la recette :

"Pour dresser son pépère à chien

Il faut y mettre un peu du sien.

 

Une léchouille de temps en temps,

Un regard doux et implorant,

Et le biscuit, la récompense

Te tombent direct dans la panse.

 

Quand tu veux une promenade

Ramène les pompes de la balade.

C'est un message subliminal

Qu'il pige vite... C'est génial !

 

Pour l'inciter à se bouger

Saute de joie, jappe de gaîté.

Ça le fait fondre, il te trouve drôle,

Devient champion aux jeux de rôles !

 

Laisse-lui croire qu'il commande,

C'est son égo qui en redemande.

Il ne sait pas que c'est bien toi

Qui tient la laisse qu'il a au bras.

 

Et puis le soir, après dîner,

Quand il squatte le canapé,

Ne te laisse pas déposséder,

Installe-toi à ses côtés.

 

Tu auras alors des caresses

De sa main chaude de tendresse.

Il ne te reste qu'à t'endormir,

Soupirant d'aise et de plaisir.

 

Même topo pour la mémère,

Et c'est la fin de ta galère."

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:57
MON TESTAMENT

Soirée "écrire des histoires" chez Viviane, le mercredi 11 juin.
Thème : inventer une variante d'une chanson de Léo Ferré, le "Testament poétique" après avoir repris la première strophe du poème.

pour écouter la chanson, un clic sur le lien ci-dessous :

MON TESTAMENT

 

 

Avant de passer l'arme à gauche

Avant que la faux ne me fauche

Tel jour telle heure en telle année

Sans fric sans papier sans notaire

Je te laisse ici l'inventaire

De ce que j'ai mis de côté

 

Cet edelweiss que tu m'avais donné,

L'album photo des premières vacances,

Les vieux faire-parts de nos jolis bébés

Que tu créas au jour de leur naissance.

 

Toutes les étoiles qui scintillent au ciel,

Albiréo qui a ma préférence

Et les jours bleus éclairés de soleil

Les fins d'été lorsque les feuilles dansent.

 

Les notes claires au son de ta guitare,

Les grands fous-rires sous l'ancien cabanon,

Les secrets clos au fond de la mémoire,

Nos chiens, nos chats autour de la maison.

 

Et tout le reste, les choses indicibles,

La poésie au creux du quotidien,

La traversée, le temps à la dérive,

Comme du sable qui coule de nos mains.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 05:52
Les Très Riches Heures du duc de Berry - juin

Les Très Riches Heures du duc de Berry - juin

Juin amène l'été...

JUIN

 

Joli mois d'espérance, il annonce l'été,

Libère les écoliers, jette les cahiers au feu,

Scande d'une voix aiguë : « la maîtresse au milieu »,

Transforme les lycéens en glorieux bacheliers.

 

Ses journées chaudes enflent, s'étirent dans le temps,

Apportent dans la ville les parfums de la plage,

Colorent les vallées, décorent les alpages

De leurs fleurs bigarrées aux pétales éclatants.

 

Juin aux longues soirées, crépuscule doré !

Aux flâneries sereines, aux rives de quiétude,

Les épaules se dévoilent, les jambes se dénudent,

Dansent en liberté sous les voiles légers.

 

La nuit de la saint Jean, la plus courte de l'an,

Fête dans les brasiers la venue du solstice,

Rituel ancestral, flambée libératrice.

Le Soleil triomphant s'attarde dans le couchant.

 

Dans les vallons obscurs, lucioles lumineuses,

Énigmes féeriques, éphémères farfadets,

Poinçonnent les nuits de juin de leur vol étoilé

En guirlandes mouvantes, étincelles silencieuses.

 

Étincelles silencieuses auxquelles fait écho

Pour célébrer l'été, la fête de la musique.

Dans la ville résonnent des trilles polyphoniques,

La tradition demeure et garde le tempo.

 

Juin aux chaudes couleurs, promesse d'indolence,

Promesse de repos et rêve d'un ailleurs

Où grisaille, soucis et autres durs labeurs

Se perdent, oubliés, pour le temps des vacances.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:24
LE CHÊNE

LE CHÊNE

 

Entre les blancs lapiaz, squelette minéral,

Parmi les chardons bleus, les épines de misère,

Là-haut, sur la montagne où court le vent amer,

Se dresse, solitaire, le chêne ancestral.

 

Majestueux seigneur sur ces roches lunaires,

Je ne puis que l'aimer, mon bel isolé

Qui m'offre un cercle d'ombre, un feuillage chuchoté

Par le soleil mouvant, le souffle de la terre.

 

Il raconte l'histoire, plonge dans le passé,

Tréfonds de la mémoire. Et l'âme est en partance

Vers un pays rêvé, vers une appartenance

Où les racines du chêne et de l'homme sont liées.

 

La sève de ce pays qui coule dans mes veines

Prend sa source sur les pierres, ces os immaculés,

Sur le vent de la mer, sur les monts desséchés,

Sur les terres si âpres au pied de mon vieux chêne.

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:14
QUI A DISPARU ?

QUI A DISPARU ?

 

 

Il quitta un roman,

Un roman d'un bon cru.

Un travail harassant !

Où a-t-il disparu ?

 

Par son occultation,

Son public fut conquis.

Son nom, « Disparition »,

Jusqu'ici nous poursuit.

 

Sans un mot, il partit,

Nous laissa un matin,

Vagabond infini,

Troublant jusqu'à la fin.

 

Il nous apparaîtra

Mais pas là, pas ici.

Caracolant là-bas,

Au loin parfois, il fuit.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:05

ÇA

Dans les mystères immenses du temps et de l'espace, je sens tes bras autour mes épaules et je n'ai pas peur.

Dans les mystères immenses du temps et de l'espace, je sens tes bras autour mes épaules et je n'ai pas peur.

 

 

 

ÇA

 

Ça serre en moi, ça étouffe, ça piétine,

Ça pèse, ça coule à pic aux abysses du moi,

Ça enfle, ça s'agite, ça me noie, ça chagrine,

Ça se cache dans les limbes aux frontières de l'effroi.

 

Ça remonte des gouffres obscurs de la mémoire,

Ça transperce le temps, tentacules d'horreur,

Ça brandit la détresse, la peine, la douleur,

Ça empoisonne l'âme d'un amer venin noir.

 

Ça gicle sur le présent, ça vomit la souffrance,

Ça exhale les remugles des amours torturés,

Ça surgit au détour d'un mot, d'une pensée,

Ça se lève, ça frappe, ça cloue d'un jet de lance.

 

Ça hurle en moi, ça crie, ça se débat,

Ça explose de rouge au sang de la bataille,

Ça hurle en moi, ça ravage, ça broie,

Ça - les démons griffus - déchire mes entrailles.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:32
ENGLOUTI

ENGLOUTI

 

 

 

Aux inquiétudes des eaux sombres,

Le lac se clôt sur ses secrets.

En clair-obscur, dans la pénombre,

Je me blottis dans le passé.

 

Le lac se clôt sur ses secrets,

Sur les eaux lourdes comme un couvercle.

Je me blottis dans le passé,

Les souvenirs sournois m'encerclent.

 

Sur les eaux lourdes comme un couvercle

Un nuage noir s'est posé.

Les souvenirs sournois m'encerclent,

Et tremble mon amour blessé.

 

Un nuage noir s'est posé,

Le lac frémit, l'orage oppresse.

Et tremble mon amour blessé,

Dernier frisson de ma détresse.

 

Le lac frémit, l'orage oppresse.

Le vent chuchote un goût de pluie,

Dernier frisson de ma détresse.

Mon amour s'est évanoui.

 

Le vent chuchote un goût de pluie,

L'onde se plisse en vagues ombres.

Mon amour s'est évanoui

Aux inquiétudes des eaux sombres.

 


 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 06:00

MAI

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Mai

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Mai

 

 

Le joli mois de mai...

 

MAI

 

 

Aux jours longs du long mois, le joli mois de mai

Perpétue traditions. Les fêtes et chansons

Qu'il lance, bondissantes, de jours fériés en ponts

Débutent dans la rue par un brin de muguet.

 

Au 1er mai chômé, fête des travailleurs,

Banderoles, slogans envahissent la ville.

Le peuple au drapeau rouge d'un pas uni défile,

Et le lys des vallées embaume, porte-bonheur !

 

Victoire des Alliés ensuite est célébrée.

Les commémorations, le devoir de mémoire

Pour honorer les morts de cette époque noire

Occasionnent à nouveau un autre jour férié.

 

Mai déroule le temps, c'est le mois de Marie,

Le mois des communions, enfant en aube blanche.

Mois des esprits malins qui prennent leur revanche ;

Le mariage est banni, le couple est sans petit.

 

Alors on plante l'arbre, le bel arbre de mai,

Coutume qui se perd, loin, sous l'Ancien Régime...

Exubérance folle que l'Église réprime !

L'arbre de mai s'érige pour la fécondité.

 

Au vieux Comté de Nice, les filles et garçons

Partent virer le mai au jardin de Cimiez.

Fifres et tambours, farandoles endiablées,

Socca et pan bagnat, folklore et cougourdons.

 

Au joli mois de mai, au bon temps des cerises

Souffle sur la cité un vent de liberté.

Puisque c'est ainsi, en mai, fais ce qu'il te plaît,

Saute de ponts en ponts pour oublier la crise !

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 15:21
ZODIAQUE

 

BÉLIER

ZODIAQUE

B élier de fulgurance, ton énergie rebelle
E n maître des eaux fraîches et de la connaissance

L ibère tes instincts. Et par la renaissance
I ntense de la vie, ô souffleur d'étincelles,
E quinoxe de printemps jaillit de ton éveil
R éel ou chimérique, dans le feu du soleil.

 

 

TAUREAU

ZODIAQUE

T aureau, divinité depuis le fond des âges

A doré des païens, gravé sur le Bégo,

U n œil rouge flamboie au dessous des Pléiades,

R egard étincelant que tu jettes d'en haut.

E t ta force conquérante, ton beau front obstiné,

A ldebaran scintille pour mieux les célébrer.

U nivers d'une étoile qui se rêve image...

 

GÉMEAUX

ZODIAQUE

G émeaux, effet miroir, à l'étrange devise,

E nigmatique, il joue sa vie ou vit son jeu,

M ène en partage sa course dans les cieux,

E t Castor et Pollux à jamais fraternisent.

A u delà du réel, il pose le principe

U nique : « Je ne sais pas ce qui est vrai. »

X yste onirique dans l'Olympe érigé.

 

CANCER

ZODIAQUE

C ancer, crabe céleste en lunatique lune,
A ttentif, intuitif, carapace de sable,
N age dans les eaux pures, loyal, insaisissable.
C rabe ami de l'Hydre, écrasé sur la dune
E n combattant Hercule. Pour sa fidélité,
R enaît par le solstice, signe le bel été.

 

 

LION

ZODIAQUE

L ion, être de feu, volonté imposante.

I mage d'un roi fauve d'étoiles couronné

O ù rugissent les songes de cette humanité

N ourrie de ta vaillance, de ta gloire vibrante.

 

 

VIERGE

ZODIAQUE

V ierge de fin d'été, des vendanges, des blés,

I ntimement liée à l'histoire des hommes,

E ngrange les moissons de chaume en ton royaume

R egorgeant de déesses depuis l'Antiquité.

G erbe d'épis dorés au creux de tes doux bras

E nlacée par un songe qui monte d'ici-bas...

 

 

BALANCE

ZODIAQUE

B alance équilibrée soupèse et partage

A mours, belles tendresses et autres amitiés.

L 'équité primordiale qui l'a constituée

A l'aube de ce monde, émerge du fond des âges.

N uée d'astres discrets aux cieux éparpillés,

C onstellation des justes pour servir de passage :

E quinoxe d'automne par elle va arriver.

 

 

SCORPION

ZODIAQUE

S corpion sur l'horizon tu te dresses, altier,

C ouronnant de lumière la rivale de Mars ;

O ndule vers le sud de tes étoiles éparses,

R ythme les nuits d'été de ta seule beauté.

P rince des ténèbres, géant scorpion de feu,

I nlassable poursuite sur la ronde des cieux,

O rion, le grand chasseur à jamais tu pourchasses,

N ourrissant les humains de légendes tenaces.

 

 

OPHIUCHUS

ZODIAQUE

O phiuchus se faufile parmi les autres signes.

P assager clandestin caché sur l'écliptique,

H onni des astrologues, le serpent atypique

I nflige à l'ordre pur son empreinte maligne.

U ne belle facétie des grands dieux de l'Olympe

C abotinant aux cieux dès les astres grimpent ;

H istoire de donner pour les levers héliaques

U ne énigme à résoudre à ces humains patraques :

S erpentaire oublié, treizième du zodiaque.

 

 

 

SAGITTAIRE

ZODIAQUE

S agittaire, Centaure mi-homme mi-cheval,
A rcher imaginaire à la flèche enflammée
G alope sur l'horizon des belles nuits d'été,
I vre de liberté dans sa course zodiacale.
T orse fier aux bras puissants sur son arc bandé,
T out son être tend vers cette humanité,
A ntique atavisme d'une dualité
I nhérente aux hommes dans leur complexité.
R egard qui suit le trait cherchant la connaissance
E n quête de sagesse, clé de la liberté
.

 

CAPRICORNE

ZODIAQUE

C apricorne ambigu, sirène animale

A l'horizon des mondes et des divinités

P arcourant l'écliptique de toute éternité

R aconte des vieux dieux l'histoire zodiacale.

I dole sumérienne, ou nourrice romaine,

C orne d'abondance pour la nature prospère,

O u bien queue de poisson de la Chèvre souveraine,

R ythme la saison froide par le solstice d'hiver.

N aissance de Jésus mythique ou réelle

E n promesse de récoltes, de quêtes spirituelles.

 

 

VERSEAU

ZODIAQUE

V erseau, divin éphèbe, éternel échanson,

E au de la connaissance et de l'esprit versée,

R avissant Ganymède qui, par Zeus sublimé,

S ur les vagues célestes devient constellation.

E n la nuit étoilée de milliers de soleils

A pporte dans ta Coupe une mer de merveilles,

U niverselle histoire des civilisations.

 

POISSONS

ZODIAQUE

P oisson de haute mer dans les sombres abysses

O u bien poissons d'eau douce ridant les lacs trop lisses

I ls ondulent, fuyants, sur un zéphyr d'écume,

S irène mythique, poisson-lune nacré

S ur le rêve des hommes de toute éternité.

O nirique bestiaire peuplant l'onde des brumes,

N uée au firmamant d'étoiles saupoudrée,

S ilence de la nuit, voyage d'immensité...

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