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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 13:39

Dans le cadre d'un atelier d'écriture, voici la consigne :

Faust, un homme très intelligent qui s'ennuie essaie de faire ami-ami avec dieu, mais ce dernier ne veut pas de lui. Intervient alors le diable, qui lui promet une vie de plaisirs en échange de son âme. Faust accepte. Il rencontre Gretchen, une jeune fille chaste, et la séduit. Gretchen tue accidentellement sa mère et Faust intentionnellement le frère de Gretchen. Il s'enfuit. Gretchen donne naissance à un enfant qu'elle noie. Elle est condamnée à mort.


Voici l'histoire. Entre Dieu et le Diable, il y a une troisième force. C'est l'homme, vous. Vous avez la possibilité de changer le cours du destin de ce couple. Vous pouvez intervenir à n'importe quel moment de l'histoire, mais faites-le en alexandrin. Amusez-vous bien.

Faust par Delacroix

Faust par Delacroix

 

À Malin, malin et demi

 

 

 

Condamné par son art à l'aporie cruelle,

Faust est dans l'embarras et le Diable sournois

Lui promet fins délices, doux plaisirs, grandes joies :

« Donne-moi donc ton âme et ta vie sera belle ! »

 

Le marché est conclu, mais Faust reste prudent ;

Il conjure le pacte, doigts croisés dans le dos.

« Par les cornes du Diable, je ne suis pas si sot,

Quand il s'agit d'affaires, je n' suis plus un enfant !

 

Débarrassée de l'Être, une âme est sans valeur,

Ce diable si malin ne sera pas mon maître

Et c'est en homme libre que je veux apparaître.

Je lui laisse mon âme mais je garde mon cœur. »

 

Le vilain Diable intrigue, présente l'innocente

Que Faust, d'un seul regard, séduit, ensorcelant ;

Gretchen, belle amoureuse, porte bientôt l'enfant

Et croit que de l'Enfer elle entame descente.

 

Son frère, pour la venger et réparer l'honneur,

Défie de son épée le séducteur indigne.

Faust remplace le glaive par ces paroles dignes :

« Range ton arme, ami, j'épouserai ta sœur.

 

Que mon âme aille au Diable, à Gretchen va mon cœur,

Tout mon être le sait et si ma faute est grave,

Ni Dieu ni le Malin ne me rendront esclave ;

Ma vie est à ses pieds, je ferai son bonheur.

 

Je veillerai sur elle et sur l'enfant à naître,

Ma maison ne sera que rires et cris de joie.

Soyez les bienvenus, ta vieille mère et toi,

Aie confiance mon frère, je ne suis pas un traître. »

 

Mariage est célébré, mariée est ravissante,

Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d'enfants.

Fi de la tragédie, des drames terrifiants,

Vive conte de fée aux lendemains qui chantent !

 

Le Malin endiablé avait trouvé son maître

Avec ce diable d'homme bien plus malin que lui !

Car l'âme désincarnée, vide de raison, d'être,

En bulle de savon éclate quand elle fuit.

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commentaires

Cendrine 09/09/2014 21:27

Non seulement ton écriture est talentueuse, intelligente, émouvante et fine mais les thèmes que tu choisis de traiter sont passionnants. Ainsi l'histoire "finit" bien, révèle son potentiel de bonheur et d'espérance sous ta plume aiguisée. Le Diable repart avec sa boîte de Pandore et l'amour, appuyé sur le libre arbitre, peut s'épanouir. Bravo Albiréo, belle soirée et gros bisous.
Cendrine

ALBIREO 09/09/2014 22:38

Merci Cendrine, gros bisous !!!

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