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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 08:25
Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Riches Heures du duc de Berry - Juillet

Les Très Chaudes Heures des vacances...

JUILLET

 

 

Et voilà que la vie ralentit doucement ;

Et voilà que l'air blanc, trembloté de chaleur,

S'endort sur une plage, exhale les sueurs

Des corps abandonnés sous le soleil géant.

 

Et voilà que le temps se déclare en vacances,

Les pieds en éventail à l'ombre d'un figuier,

Et voilà que les yeux se plissent dans les rais

De lumière implacable, aux poussières qui dansent.

 

Juillet aux heures chaudes, aux couleurs de blé mûr,

Aux silences immobiles cernés de canicule

Où l'âme prend le large vers tous les crépuscules

Des nuits du bel été, Voie Lactée pour voilure.

 

Juillet des escapades et des fraîches rivières,

Des plaines, des forêts, des montagnes bleutées,

Touristique farniente pour le temps des congés,

Juillet tourbillonnant, papillon éphémère.

 

Juillet patriotique en drapeau tricolore,

En fanfare rutilante sur les Champs Élysées ;

La grande Histoire de France et le bal des pompiers

Fêtent la république, le peuple commémore.

 

C'est un temps différent, le temps de l'indolence

À l'apéro du soir aux terrasses ombragées.

C'est la Coupe du Monde qui vibre dans les télés,

C'est une effervescence baignant dans l'insouciance.

 

C'est le badaud parti sur les routes de France

Pour regarder passer les cyclistes du Tour ;

Chevaliers d'aujourd'hui, héros dont la bravoure

S'entache de dopage. Le scandale est immense !

 

Juillet voluptueux dans la clarté des jours,

Dans les notes des nuits, les festins et les danses,

Dans la pénombre douce des vieilles pierres de France,

Dans les brûlants émois de l'été, de l'amour.

 

 

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commentaires

Martine 04/07/2014 07:28

Coucou Albireo,

Jolie peinture e ce mois. Assez complète ma foi.
Mais cette strophe
"Et voilà que le temps se déclare en vacances,

Les pieds en éventail à l'ombre d'un figuier,

Et voilà que les yeux se plissent dans les rais

De lumière implacable, aux poussières qui dansent."

colle parfaitement à ce mois de juillet passé chez mes grands-parents. Ah... et puis ce figuier. je ne l'ai jamais oublié. Nous adorions nous cacher sous ses grandes feuilles. Une vraie cabane.

Merci pour ce joli voyage
;)

ALBIREO 04/07/2014 08:27

Merci de ton passage, Martine, bonnes vacances avec ou sans figuier...

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